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Amoureux de l'écriture - Page 5

Amoureux de l'écriture - Page 5

Index du forum Littérature et BD

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Auteur Message
le 17 Juin 2007 à 20:28
freebeard
freebeard
1158 messages
Réponse à cassiope.86 qui a dit :
pas d'humour ni de moquerie
ça doit cacher un truc ça !!!
Merci quand même tu es un quoique parfois


pas d'humour ni de moquerie.
les mots sont mots quand ils vibrent reellement non?
cette vibrationn'est elle pas juste le reflet des émotions, des tripes?
surement le poete a t'il un peu plus de " technique".
mais ce que tu as dit toi était vibrant...
PS: , jamais!
le 17 Juin 2007 à 20:31
moa
moa
29818 messages
Réponse à cassiope.86 qui a dit :
eh oui le grand le seul !!!
tiens juste pour toi Moa
L'étoile a pleuré rose ...
L'étoile a pleuré rose au coeur de tes oreilles,
L'infini roulé blanc de ta nuque à tes reins ;
La mer a perlé rousse à tes mammes vermeilles
Et l'Homme saigné noir à ton flanc souverain.
Arthur rimbaud



Un de mes préférés ...... le voyage en train !
Les petits coussins roses , les baisers comme une petite araignée !!!!!!! merveilleux j'aime !

Message édité 1 fois
(En dernier par moa le 17 Juin 2007 à 20:31)

__________________________________
Appelez moi Elsa , tout simplement ..plus on pédale moins fort .. moins on avance plus vite ./

le 17 Juin 2007 à 20:37
cassiope.86
cassiope.86
7953 messages
Réponse à freebeard qui a dit :
pas d'humour ni de moquerie.
les mots sont mots quand ils vibrent reellement non?
cette vibrationn'est elle pas juste le reflet des émotions, des tripes?
surement le poete a t'il un peu plus de " technique".
mais ce que tu as dit toi était vibrant...
PS: , jamais!


Pour toi alors pour m'excuser de mon ironie !!!
c'est l'extrait d'un très long poème de rosemond gerard rostand, tout le monde le connait sans le savoir.
D'un de ses vers on a fait une médaille, une médaille qu'on offre à la femme qu'on aime. "médaille d'amour"
PS n'y vois aucune allusions c'est juste un poème (mdr)


Et, comme chaque jour je t'aime davantage,
- Aujourd'hui plus qu'hier et bien moins que demain -
Qu'importeront alors les rides du visage
Si les mêmes rosiers parfument le chemin.
Songe à tous les printemps qui, dans nos coeurs, s'entassent
Mes souvenirs à moi seront aussi les tiens ;
Ces communs souvenirs toujours plus nous enlacent
Et sans cesse entre nous tissent d'autres liens ;
C'est vrai, nous serons vieux, très vieux, faiblis par l'âge,
Mais plus fort chaque jour je serrerai ta main,
Car vois-tu, chaque jour, je t'aime davantage,
Aujourd'hui PLUS QU'HIER et bien MOINS QUE DEMAIN


Lorsque tu seras vieux et que je serai vieille,
Lorsque mes cheveux blonds seront des cheveux blancs
Au mois de Mai, dans le jardin qui s'ensoleille,
Nous irons réchauffer nos vieux membres tremblants ;
Comme le renouveau mettra nos coeurs en fête,
Nous nous croirons encore aux heureux jours d'antan,
Et je te sourirai, tout en branlant la tête,
Et tu me parleras d'amour en chevrotant ;
Nous nous regarderons, assis sous notre treille,
Avec des yeux remplis des pleurs de nos vingt ans...
Lorsque tu seras vieux et que je serai vieille,
Lorsque mes cheveux blonds seront des cheveux blancs !


Rosemonde GERARD ROSTANG

__________________________________
Comment ça va sur terre ??

votez pour moi

le 17 Juin 2007 à 20:40
cassiope.86
cassiope.86
7953 messages
Réponse à moa qui a dit :
Un de mes préférés ...... le voyage en train !
Les petits coussins roses , les baisers comme une petite araignée !!!!!!! merveilleux j'aime !


Tu vois on se connait pas, mais on se reconnait dans la poésie c'est ça aussi les mots

__________________________________
Comment ça va sur terre ??

votez pour moi

le 17 Juin 2007 à 20:44
moa
moa
29818 messages
Réponse à cassiope.86 qui a dit :
Tu vois on se connait pas, mais on se reconnait dans la poésie c'est ça aussi les mots


.......c'est très joli ce que tu dis ! merci !

__________________________________
Appelez moi Elsa , tout simplement ..plus on pédale moins fort .. moins on avance plus vite ./

le 03 Août 2007 à 11:40
Didoune68
Didoune68
322 messages
Une (modeste) nouvelle que j'ai eu le plaisir d'écrire et que j'espère vous aurez plaisir à lire

"Jusqu'au bout de son rêve"

Dany se réveilla en sueur, il avait encore rêvé d’elle! Qui était-elle, cette femme qui venait hanter ses rêves régulièrement depuis plusieurs années ? Il en sortait à chaque fois perturbé, cette sensation de bonheur complet en sa présence qui s’estompait une fois réveillé le mettait mal à l’aise! Serait-ce la femme de sa vie ?
Sinon pourquoi rêver d’elle ? Ce qu'il ressentait en sa présence était plus fort que ce qu’il n’avait jamais éprouvé à l’état conscient !
Il ne voyait jamais son visage, mais il se souvenait clairement de son corps! C’était une femme à la chevelure noire, les cheveux courts
coiffés en arrière, pas très grande, un corps fin et musclé et une voix douce et envoûtante!
Ce rêve allait encore le travailler toute la journée et, comme à chaque fois, il aurait la désagréable impression
qu’il lui manquait quelque chose d’important! C’était comme une sensation de vide qui lui prenait le ventre…

Il se leva et se rendit à la cuisine pour se préparer un café. Il était déjà six heures et son avion décollait à huit!
Il lui faudrait bien une heure pour traverser la ville afin de rejoindre l'aéroport de Los Angeles!
Après une bonne douche et copieux un petit déjeuner, il sortit de son appartement, un loft construit dans une ancienne
usine, dont l'antique monte-charge était le seul moyen d'y accéder! Il referma la porte sur lui et appuya sur le bouton du rez-de-chaussée.
Le monte-charge se mit en branle dans un agaçant grincement de poulies!

Le taxi l'attendait devant la porte de l'immeuble, il s'y engouffra valise à la main et donna sa destination au chauffeur!

Dany travaillait dans une petite entreprise de création de logiciels professionnels. Cela faisait maintenant deux ans.
Son plus proche collaborateur, Marc Dumont, était aussi le plus lointain. Il habitait en France, à Bordeaux.
Ils se contactaient par téléphone ou internet mais ne s'étaient encore jamais rencontré!
Dany profitait d'une semaine de congés pour passer voir celui qui, avec le temps, était devenu un ami.
En fait, ce n'était pas vraiment des vacances, car ils avaient prévu de terminer ensemble un logiciel de cryptage,
sur lequel ils travaillaient depuis bientôt neuf mois!

L'avion pour Bordeaux avait décollé à l'heure, l'hôtesse venait de lui servir son repas de midi. Manquant d'appétit, il ne finit
pas l'ensemble du plateau, se contentant de la salade de légumes et d'un verre de vin! Il ne pouvait s'empêcher de penser à son rêve, il songeait encore à cette mystérieuse femme quand il s'endormi sur son siège.


Il fut réveillé par le message des hôtesses, demandant aux passagers d'attacher leurs ceintures.
L'avion descendait sur Bordeaux, il avait dormi plus de cinq heures! Encore à moitié dans les brumes du sommeil, il attacha sa ceinture et se prépara à l'atterrissage.

Marc l'attendait dans le hall d'arrivée, un sourire aux lèvres. C'était un grand gaillard d'un mètre quatre-vingt-dix,les cheveux noirs, les yeux verts, l'allure du parfait play boy. Tout l'inverse de Dany avec son mètre quatre-vingt,ses cheveux châtains clairs et ses yeux bruns. Ils se saluèrent d'une franche poignée de main, tous deux heureux
de se rencontrer enfin! Ils se dirigèrent vers la sortie où un taxi les attendait. Il pleuvait des cordes et se précipitèrent dans la voiture pour se mettre à l'abri.

- Tu as fait bon voyage ? lui demanda Marc.

- Oui merci, j'ai dormi la moitié du temps, une vraie marmotte! répondit-il en sourirant.

- C'est bien toi ça, toujours à hiberner quelque soit la saison! lui répondit Marc en riant.

- Je t'emmène à la maison, Noémie nous a préparé un petit souper, pour que tu n'arrives pas à l'hôtel l'estomac vide, continua Marc.
- C'est bien gentil de sa part... tu vas enfin pouvoir me présenter cette perle dont tu me parles depuis des mois, répondit Dany.
Il se sentait enfin à l'aise, son rêve avait cessé de le hanter, il ne lui fallait plus qu'un bon repas et une bonne nuit de sommeil et il serait comme neuf.

Au bout d'une demi-heure de trajet, le taxi s'engagea dans une petite rue. La faible lumière des lampadaires éclairait timidement le sol détrempé, mais l'on pouvait distinguer quelques maisons bordées de haies.Cela tranchait singulièrement avec les rues par lesquelles ils étaient arrivés, où les immeubles composaient la majorité du paysage.

La voiture s'arrêta devant une maison à un étage de couleur jaune. On pouvait aperçevoir un échaffaudage le long de la facade. Marc lui avait dit qu'il regrettait de ne pas pouvoir l'héberger car la maison était encore en travaux,la chambre d'amis à l'étage n'étant pas encore terminée. Cela ne lui posait pas de problème, c'était un habitué des chambres d'hôtel, à force de passer d'une convention informatique à l'autre.
Ils sortirent du taxi, récupérèrent ses bagages et, après avoir payé le chauffeur s'engagèrent dans l'allée.
- Fais attention Dany, l'entreprise passe poser les dalles la semaine prochaine, dit-il en marchant sur les planches posées à même le sol graveleux.
La porte s'ouvrit, éclairant quelque peu les derniers mètres de planches. Dany s'immobilisa soudain, les jambes flageolantes, les yeux exorbités, c'était ELLE! Cette silhouette qu'il voyait à contre jour, c'était la femme qui venait hanter ses rêves!

Il failli tomber, se rattrapant in extremis au bras de Marc, qui se demandait ce qui lui arrivait.
- Et bien, Noémie, on dirait que tu as ébloui notre invité! dit Marc, le sourire aux lèvres.
Dany se ressaisit, et s'avança vers la porte.
- Bonsoir, enchanté de vous connaître enfin. Marc m'a beaucoup parlé de vous, réussit-il à dire la voix tremblante.
- Nous sommes heureux de vous acceuillir enfin chez nous, répondit-elle, entrez donc, ne restez pas sous la pluie .
Le hall donnait sur une grande pièce qui devait être la salle à manger, celle-ci était comme coupée en deuxpar un plastique de protection transparent accroché au plafond. On pouvait deviner à travers des monceaux de matériaux de construction ainsi que différentes machines de chantier.
- Comme je te disais, la maison n'est pas vraiment habitable en ce moment, cela fait un mois que nous campons sur le canapé du salon, dit Marc en regardant le convertible d'un air dépité.
- Allez les hommes, passons à la cuisine, le repas est prêt !

Dans le taxi qui le ramenait à son hôtel, Dany ne pouvait s'empêcher de penser à cette soirée.
Comment Noémie pouvait-elle être la femme qui venait hanter ses rêves ?
Marc et Noémie étaient amoureux comme au premier jour, cela sautait aux yeux! Toutes ces petites attentions l'un vers l'autre, ils ne pouvaient se croiser sans se toucher ou s'embrasser...
A chacun de ces gestes, le coeur de Dany se resserrait un peu plus et il finit par prétexter la fatigue du voyage pour mettre fin à son calvaire...
Il reconnaissait pourtant bien cette allure, cette voix, ce corps... Pourquoi ressentir une telle plénitude, un tel bonheur fusionnel au sein de ses rêves si cette même femme était inaccessible une fois les yeux ouverts ?

- Monsieur ? Nous sommes arrivés ! dit le chauffeur, le tirant hors de ses pensées.

La douche avait fini par le réveiller. Il était allongé sur le lit et regardait le plafond, un verre de cognac à la main.
Il se sentait perdu. Dans son esprit, son rêve représentait l'avenir et le faisait tenir entre ses différents moments de solitude et les échecs de ses relations passées.Son monde s'écroulait d'un coup, il ne subsistait qu'un sentiment d'injustice et une énorme douleur, comme s'il venait d'avaler un mètre cube de béton...
Quand il finit par s'endormir, après avoir presque vidé le mini-bar, les lueurs de l'aube commençaient à chasser les ténèbres.


Où était il ?

Il suivait un sentier bordé de champs à perte de vue, il sentait le vent sur son visage, l'odeur de l'herbe lui rappelant l'époque des moissons, du temps où il était enfant.
Le sentier semblait sans fin, comme si tout avait disparu sur terre. Seul subsistait les champs et le ciel à l'infini...
Il aurait voulu s'arrêter, se coucher dans l'herbe. Il se sentait si fatigué, mais une force inconnue mouvait ses jambes,l'obligeant à marcher, encore et encore...
Depuis combien de temps marchait-il ? Des heures ? Des jours ?
Soudain, le ciel se teinta de rouge, l'herbe s'assombrit, semblant pousser à une vitesse phénoménale pour finalement
se tranformer en une forêt d'un bleu rougeatre !
Il se sentit opressé, tout était sombre autour de lui, il n'y avais plus un souffle de vent, le silence se faisait pesant, seul des craquements se faisaient entendre quand il posait le pied...
Il marchait sur des cendres...
Ses jambes avaient cessé de bouger, il pouvait apercevoir à une vingtaine de mètres les ruines encore fumantes d'une sombre batisse ...
Un son brisa le silence, on aurait dit des sanglots... il s'approcha doucement des pans de murs noircis d'où semblaient provenir les pleurs.
Une forme humaine se blotissait dans un recoin, elle l'entendit s'approcher et se releva doucement, comme si elle savait qu'il était là ! Il la reconnut instantanément, c'était Noémie, mais pas la Noémie qu'il
connaissait, celle-ci avait le visage marqué par la douleur, les larmes creusaient des sillons le long de ses joues noircies, ses yeux n'étaient que tristesse, et plus il les regardait, plus le chagrin le submergeait...
La douleur envahit tout son être, au point que c'en était insupportable.
Il ouvrit les yeux, réveillé par son propre cri , les larmes coulant sur son visage.
Il resssentait encore cette tristesse qu'elle lui avait fait partager, et n'arrivait pas à arrêter de pleurer..
Il ne comprenait pas ce que voulait dire ce rêve, pourquoi la douleur avait-elle remplacé l'amour et la plénitude qu'il ressentait habituellement en sa présence ?
Il se leva difficilement, le coeur empli de noirceur, comment un rêve pouvait-il le toucher aussi profondément ? Il se dirigea vers la salle de bain, il avait dormi tard, il était déjà 11h du matin, il devait être à midi chez les Dumont...
L'eau ruisselait sur son corps, mais son esprit n'appréciait pas le bien-être que procurait habituellement la douche au réveil. Il ne pouvait cesser de penser à Noémie, ou plutôt aux différentes Noémie, celle débordante de vie et de sensualité qui était aussi la femme de son ami
et celle de son rêve qui n'était que tristesse et douleur.

En sortant de la douche, il s'arrêta subitement devant le miroir, l'image qu'il voyait de lui l'effrayait, il avait les yeux rouges et cernés, les joues creusées, une vraie tête de mort vivant...

11h30, il n'arriverait jamais à l'heure. Il décrocha le téléphone et demanda que l'on fasse venir un taxi, raccrocha, puis reprit le combiné et composa le numéro de Marc.
Cela faisait bien deux ou trois minutes que Dany écoutait sonner, personne ne répondait...
Tant pis, il arriverait en retard sans pouvoir prévenir...

Le taxi l'attendait devant l'hôtel, le chauffeur, un homme d'une quarantaine d'années grillait une cigarette d'un air impatient, quand il l'aperçut, il se précipita pour lui ouvrir la porte.

La voiture n'était plus qu'à quelques minutes de la maison des Dumont quand une voiture de police les dépassa en trombe, girophares et sirène allumés..
C'est alors que Dany vit une chose qui lui glaça le sang, un énorme nuage de fumée noire s'élevait au loin dans la direction que prenait le taxi....
La police avait barré la rue, le taxi ne pouvait aller plus loin..
Dany sortit en trombe de la voiture et se précipita vers la maison des Dumont, celle-ci n'était plus qu'un immense brasier que les pompiers s'employaient tant bien que mal à maîtriser.
Il ne pouvait pas approcher plus, sa tête se mit à tourner, il dû se mettre à genoux, les voix autour de lui n'étaient plus qu'un murmure dont il ne pouvait que distinguer quelques brides.

< <...des produits inflammables... > > < <Asphixiés par les gaz.. > >...

Sa tête tournait de plus en plus, un voile blanchâtre apparut devant ses yeux, au travers du quel il eut le temps de distinguer les secours qui évacuaient deux corps dans des sacs noirs...

Il perdit connaissance..

Deux jours étaient passés depuis le drame, Dany n'avait pratiquement pas dormi depuis. Malgré la douleur,il avait pris en main l'organisation des obsèques. Marc n'avait plus de famille et celle de Noémie
arrivait dans l'avion que Dany attendait en provenance du Quebec..
Depuis une dizaine de minutes, il était planté devant le hall d'arrivée et dévisageait les voyageurs qui passaient rapidement à côté de lui, ne lui accordant qu'un bref coup d'oeil...
Son regard se fixa subitement sur trois personnes, un couple de la soixantaine passée, mais surtout une jeune femme dont la vue lui fit douter de sa lucidité... Ces cheveux , cette allure, ce visage, ce
corps....il savait que ce n'était pas Noémie, mais la femme qu il voyait dans ses rêves...
Ils se dirigaient vers lui, il n'arrivait pas à quitter la jeune femme du regard...
Quand celle-ci releva les yeux vers lui, l'expression de son visage passa subitement de la douleur à la surprise.
A cet instant, il comprit qu'elle l'avait reconnu...

Fin

__________________________________
dingue de toi ma Lady
entre Mulhouse et Strasbourg

le 03 Août 2007 à 13:38
aimela
aimela
6710 messages
Un petit rap à ma façon

Zappe,zappe

Lorsque la vie m’ennuie

Je zappe, zappe, la campagne.
Les vaches et les moutons... m’ennuient
Je zappe, zappe, la couleur verte,
Solitude, je te hais.
Je zappe, zappe,la bétise et la méchanceté,
Trop sensible, je peux pas me refaire
Je zappe, zappe,les sciences et la philosophie,
j’ai rien compris, expliquez moi
Je zappe, zappe, les informations du soir,
Tous ces faux blablas me fatiguent
Je zappe, zappe, les nouilles, le riz,
Sans sauce , c’est insipide
Je zappe, zappe,la cuisine, le ménage,
Trois fois par jour ,encore et encore
Je zappe, zappe,les guerres,
Trop de gens meurrent pour... rien
Je zappe, zappe les discours
Je perds mon temps à écouter des conneries
Je zappe,zappe le passé
Malheureusementent, lui ne me zappe pas.
Je zappe, zappe l’amour
Il ne m’apporte que des larmes
Je zappe,zappe parfois la famille
Elle me plombe la tête de sa morale.
Je zappe, zappe la morale
Elle ne sert qu’à me blesser
Je zappe beaucoups de choses mais
je ne zappe pas mes amis,
Ils ne me jugent pas.
Je ne zappe pas la peinture
Elle me donne des joies
Je ne zappe pas le théâtre,
Il m’enchante toujours

__________________________________
l'éternel féminin rend l'homme semblableà un crétin ( Dali)

le 03 Août 2007 à 14:04
Gobelin31
Gobelin31
4359 messages
Réponse à Didoune68 qui a dit :
Une (modeste) nouvelle que j'ai eu le plaisir d'écrire et que j'espère vous aurez plaisir à lire

"Jusqu'au bout de son rêve"

Dany se réveilla en sueur, il avait encore rêvé d’elle! Qui était-elle, cette femme qui venait hanter ses rêves régulièrement depuis plusieurs années ? Il en sortait à chaque fois perturbé, cette sensation de bonheur complet en sa présence qui s’estompait une fois réveillé le mettait mal à l’aise! Serait-ce la femme de sa vie ?
Sinon pourquoi rêver d’elle ? Ce qu'il ressentait en sa présence était plus fort que ce qu’il n’avait jamais éprouvé à l’état conscient !
Il ne voyait jamais son visage, mais il se souvenait clairement de son corps! C’était une femme à la chevelure noire, les cheveux courts
coiffés en arrière, pas très grande, un corps fin et musclé et une voix douce et envoûtante!
Ce rêve allait encore le travailler toute la journée et, comme à chaque fois, il aurait la désagréable impression
qu’il lui manquait quelque chose d’important! C’était comme une sensation de vide qui lui prenait le ventre…

Il se leva et se rendit à la cuisine pour se préparer un café. Il était déjà six heures et son avion décollait à huit!
Il lui faudrait bien une heure pour traverser la ville afin de rejoindre l'aéroport de Los Angeles!
Après une bonne douche et copieux un petit déjeuner, il sortit de son appartement, un loft construit dans une ancienne
usine, dont l'antique monte-charge était le seul moyen d'y accéder! Il referma la porte sur lui et appuya sur le bouton du rez-de-chaussée.
Le monte-charge se mit en branle dans un agaçant grincement de poulies!

Le taxi l'attendait devant la porte de l'immeuble, il s'y engouffra valise à la main et donna sa destination au chauffeur!

Dany travaillait dans une petite entreprise de création de logiciels professionnels. Cela faisait maintenant deux ans.
Son plus proche collaborateur, Marc Dumont, était aussi le plus lointain. Il habitait en France, à Bordeaux.
Ils se contactaient par téléphone ou internet mais ne s'étaient encore jamais rencontré!
Dany profitait d'une semaine de congés pour passer voir celui qui, avec le temps, était devenu un ami.
En fait, ce n'était pas vraiment des vacances, car ils avaient prévu de terminer ensemble un logiciel de cryptage,
sur lequel ils travaillaient depuis bientôt neuf mois!

L'avion pour Bordeaux avait décollé à l'heure, l'hôtesse venait de lui servir son repas de midi. Manquant d'appétit, il ne finit
pas l'ensemble du plateau, se contentant de la salade de légumes et d'un verre de vin! Il ne pouvait s'empêcher de penser à son rêve, il songeait encore à cette mystérieuse femme quand il s'endormi sur son siège.


Il fut réveillé par le message des hôtesses, demandant aux passagers d'attacher leurs ceintures.
L'avion descendait sur Bordeaux, il avait dormi plus de cinq heures! Encore à moitié dans les brumes du sommeil, il attacha sa ceinture et se prépara à l'atterrissage.

Marc l'attendait dans le hall d'arrivée, un sourire aux lèvres. C'était un grand gaillard d'un mètre quatre-vingt-dix,les cheveux noirs, les yeux verts, l'allure du parfait play boy. Tout l'inverse de Dany avec son mètre quatre-vingt,ses cheveux châtains clairs et ses yeux bruns. Ils se saluèrent d'une franche poignée de main, tous deux heureux
de se rencontrer enfin! Ils se dirigèrent vers la sortie où un taxi les attendait. Il pleuvait des cordes et se précipitèrent dans la voiture pour se mettre à l'abri.

- Tu as fait bon voyage ? lui demanda Marc.

- Oui merci, j'ai dormi la moitié du temps, une vraie marmotte! répondit-il en sourirant.

- C'est bien toi ça, toujours à hiberner quelque soit la saison! lui répondit Marc en riant.

- Je t'emmène à la maison, Noémie nous a préparé un petit souper, pour que tu n'arrives pas à l'hôtel l'estomac vide, continua Marc.
- C'est bien gentil de sa part... tu vas enfin pouvoir me présenter cette perle dont tu me parles depuis des mois, répondit Dany.
Il se sentait enfin à l'aise, son rêve avait cessé de le hanter, il ne lui fallait plus qu'un bon repas et une bonne nuit de sommeil et il serait comme neuf.

Au bout d'une demi-heure de trajet, le taxi s'engagea dans une petite rue. La faible lumière des lampadaires éclairait timidement le sol détrempé, mais l'on pouvait distinguer quelques maisons bordées de haies.Cela tranchait singulièrement avec les rues par lesquelles ils étaient arrivés, où les immeubles composaient la majorité du paysage.

La voiture s'arrêta devant une maison à un étage de couleur jaune. On pouvait aperçevoir un échaffaudage le long de la facade. Marc lui avait dit qu'il regrettait de ne pas pouvoir l'héberger car la maison était encore en travaux,la chambre d'amis à l'étage n'étant pas encore terminée. Cela ne lui posait pas de problème, c'était un habitué des chambres d'hôtel, à force de passer d'une convention informatique à l'autre.
Ils sortirent du taxi, récupérèrent ses bagages et, après avoir payé le chauffeur s'engagèrent dans l'allée.
- Fais attention Dany, l'entreprise passe poser les dalles la semaine prochaine, dit-il en marchant sur les planches posées à même le sol graveleux.
La porte s'ouvrit, éclairant quelque peu les derniers mètres de planches. Dany s'immobilisa soudain, les jambes flageolantes, les yeux exorbités, c'était ELLE! Cette silhouette qu'il voyait à contre jour, c'était la femme qui venait hanter ses rêves!

Il failli tomber, se rattrapant in extremis au bras de Marc, qui se demandait ce qui lui arrivait.
- Et bien, Noémie, on dirait que tu as ébloui notre invité! dit Marc, le sourire aux lèvres.
Dany se ressaisit, et s'avança vers la porte.
- Bonsoir, enchanté de vous connaître enfin. Marc m'a beaucoup parlé de vous, réussit-il à dire la voix tremblante.
- Nous sommes heureux de vous acceuillir enfin chez nous, répondit-elle, entrez donc, ne restez pas sous la pluie .
Le hall donnait sur une grande pièce qui devait être la salle à manger, celle-ci était comme coupée en deuxpar un plastique de protection transparent accroché au plafond. On pouvait deviner à travers des monceaux de matériaux de construction ainsi que différentes machines de chantier.
- Comme je te disais, la maison n'est pas vraiment habitable en ce moment, cela fait un mois que nous campons sur le canapé du salon, dit Marc en regardant le convertible d'un air dépité.
- Allez les hommes, passons à la cuisine, le repas est prêt !

Dans le taxi qui le ramenait à son hôtel, Dany ne pouvait s'empêcher de penser à cette soirée.
Comment Noémie pouvait-elle être la femme qui venait hanter ses rêves ?
Marc et Noémie étaient amoureux comme au premier jour, cela sautait aux yeux! Toutes ces petites attentions l'un vers l'autre, ils ne pouvaient se croiser sans se toucher ou s'embrasser...
A chacun de ces gestes, le coeur de Dany se resserrait un peu plus et il finit par prétexter la fatigue du voyage pour mettre fin à son calvaire...
Il reconnaissait pourtant bien cette allure, cette voix, ce corps... Pourquoi ressentir une telle plénitude, un tel bonheur fusionnel au sein de ses rêves si cette même femme était inaccessible une fois les yeux ouverts ?

- Monsieur ? Nous sommes arrivés ! dit le chauffeur, le tirant hors de ses pensées.

La douche avait fini par le réveiller. Il était allongé sur le lit et regardait le plafond, un verre de cognac à la main.
Il se sentait perdu. Dans son esprit, son rêve représentait l'avenir et le faisait tenir entre ses différents moments de solitude et les échecs de ses relations passées.Son monde s'écroulait d'un coup, il ne subsistait qu'un sentiment d'injustice et une énorme douleur, comme s'il venait d'avaler un mètre cube de béton...
Quand il finit par s'endormir, après avoir presque vidé le mini-bar, les lueurs de l'aube commençaient à chasser les ténèbres.


Où était il ?

Il suivait un sentier bordé de champs à perte de vue, il sentait le vent sur son visage, l'odeur de l'herbe lui rappelant l'époque des moissons, du temps où il était enfant.
Le sentier semblait sans fin, comme si tout avait disparu sur terre. Seul subsistait les champs et le ciel à l'infini...
Il aurait voulu s'arrêter, se coucher dans l'herbe. Il se sentait si fatigué, mais une force inconnue mouvait ses jambes,l'obligeant à marcher, encore et encore...
Depuis combien de temps marchait-il ? Des heures ? Des jours ?
Soudain, le ciel se teinta de rouge, l'herbe s'assombrit, semblant pousser à une vitesse phénoménale pour finalement
se tranformer en une forêt d'un bleu rougeatre !
Il se sentit opressé, tout était sombre autour de lui, il n'y avais plus un souffle de vent, le silence se faisait pesant, seul des craquements se faisaient entendre quand il posait le pied...
Il marchait sur des cendres...
Ses jambes avaient cessé de bouger, il pouvait apercevoir à une vingtaine de mètres les ruines encore fumantes d'une sombre batisse ...
Un son brisa le silence, on aurait dit des sanglots... il s'approcha doucement des pans de murs noircis d'où semblaient provenir les pleurs.
Une forme humaine se blotissait dans un recoin, elle l'entendit s'approcher et se releva doucement, comme si elle savait qu'il était là ! Il la reconnut instantanément, c'était Noémie, mais pas la Noémie qu'il
connaissait, celle-ci avait le visage marqué par la douleur, les larmes creusaient des sillons le long de ses joues noircies, ses yeux n'étaient que tristesse, et plus il les regardait, plus le chagrin le submergeait...
La douleur envahit tout son être, au point que c'en était insupportable.
Il ouvrit les yeux, réveillé par son propre cri , les larmes coulant sur son visage.
Il resssentait encore cette tristesse qu'elle lui avait fait partager, et n'arrivait pas à arrêter de pleurer..
Il ne comprenait pas ce que voulait dire ce rêve, pourquoi la douleur avait-elle remplacé l'amour et la plénitude qu'il ressentait habituellement en sa présence ?
Il se leva difficilement, le coeur empli de noirceur, comment un rêve pouvait-il le toucher aussi profondément ? Il se dirigea vers la salle de bain, il avait dormi tard, il était déjà 11h du matin, il devait être à midi chez les Dumont...
L'eau ruisselait sur son corps, mais son esprit n'appréciait pas le bien-être que procurait habituellement la douche au réveil. Il ne pouvait cesser de penser à Noémie, ou plutôt aux différentes Noémie, celle débordante de vie et de sensualité qui était aussi la femme de son ami
et celle de son rêve qui n'était que tristesse et douleur.

En sortant de la douche, il s'arrêta subitement devant le miroir, l'image qu'il voyait de lui l'effrayait, il avait les yeux rouges et cernés, les joues creusées, une vraie tête de mort vivant...

11h30, il n'arriverait jamais à l'heure. Il décrocha le téléphone et demanda que l'on fasse venir un taxi, raccrocha, puis reprit le combiné et composa le numéro de Marc.
Cela faisait bien deux ou trois minutes que Dany écoutait sonner, personne ne répondait...
Tant pis, il arriverait en retard sans pouvoir prévenir...

Le taxi l'attendait devant l'hôtel, le chauffeur, un homme d'une quarantaine d'années grillait une cigarette d'un air impatient, quand il l'aperçut, il se précipita pour lui ouvrir la porte.

La voiture n'était plus qu'à quelques minutes de la maison des Dumont quand une voiture de police les dépassa en trombe, girophares et sirène allumés..
C'est alors que Dany vit une chose qui lui glaça le sang, un énorme nuage de fumée noire s'élevait au loin dans la direction que prenait le taxi....
La police avait barré la rue, le taxi ne pouvait aller plus loin..
Dany sortit en trombe de la voiture et se précipita vers la maison des Dumont, celle-ci n'était plus qu'un immense brasier que les pompiers s'employaient tant bien que mal à maîtriser.
Il ne pouvait pas approcher plus, sa tête se mit à tourner, il dû se mettre à genoux, les voix autour de lui n'étaient plus qu'un murmure dont il ne pouvait que distinguer quelques brides.

< <...des produits inflammables... > > < <Asphixiés par les gaz.. > >...

Sa tête tournait de plus en plus, un voile blanchâtre apparut devant ses yeux, au travers du quel il eut le temps de distinguer les secours qui évacuaient deux corps dans des sacs noirs...

Il perdit connaissance..

Deux jours étaient passés depuis le drame, Dany n'avait pratiquement pas dormi depuis. Malgré la douleur,il avait pris en main l'organisation des obsèques. Marc n'avait plus de famille et celle de Noémie
arrivait dans l'avion que Dany attendait en provenance du Quebec..
Depuis une dizaine de minutes, il était planté devant le hall d'arrivée et dévisageait les voyageurs qui passaient rapidement à côté de lui, ne lui accordant qu'un bref coup d'oeil...
Son regard se fixa subitement sur trois personnes, un couple de la soixantaine passée, mais surtout une jeune femme dont la vue lui fit douter de sa lucidité... Ces cheveux , cette allure, ce visage, ce
corps....il savait que ce n'était pas Noémie, mais la femme qu il voyait dans ses rêves...
Ils se dirigaient vers lui, il n'arrivait pas à quitter la jeune femme du regard...
Quand celle-ci releva les yeux vers lui, l'expression de son visage passa subitement de la douleur à la surprise.
A cet instant, il comprit qu'elle l'avait reconnu...

Fin



Merci, j'ai bien aimé.
Si tu en as d'autres...

le 03 Août 2007 à 14:05
moa
moa
29818 messages
Je garde la fin ....

Je zappe beaucoups de choses mais
je ne zappe pas mes amis,
Ils ne me jugent pas.
Je ne zappe pas la peinture
Elle me donne des joies
Je ne zappe pas le théâtre,
Il m’enchante toujours

zapper c'est passer à autre chose et je sais que tu vas nous faire encore de très jolis textes.
Bises.

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Appelez moi Elsa , tout simplement ..plus on pédale moins fort .. moins on avance plus vite ./

le 03 Août 2007 à 14:13
maena
maena
1567 messages
Sois serein au milieu du bruit et de l'agitation
et songe au calme paisible qui se dégage du silence.
Vis en bonne entente avec tout le monde sans pour cela te renier.
Expose calmement et clairement tes idées.

Ecoute les autres, même celui que tu considères moins intelligent que toi,
car lui aussi a quelque chose à t'apprendre.

Evite les personnes bruyantes et agressives,
elles sont un supplice pour l'esprit.

Si tu te compares aux autres, tu te sentiras parfois vaniteux et aigri,
car il y en en aura toujours de plus grands et de plus petits que toi.

Si modeste que soit ta profession,
elle est réellement une richesse dans un monde instable.

Soit prudent en affaires car le monde veut te tromper,
mais garde les yeux grands ouverts devant ses beaux côtés,
beaucoup recherchent un idéal élevé et font preuve de grand courage.

Reste toi-même, ne simule pas l'affection
mais ne parle pas non plus de l'amour cyniquement ;
car en présence de l'indifférence et du désenchantement,
il est aussi fragile que le brin d'herbe.

Accepte sans amertume la sagesse des années en échange de ta jeunesse.
Fortifie ton esprit, il te soutiendra en cas de malheur soudain.

Ne te laisse pas entraîner par ton imagination,
l'angoisse naît de la fatigue ou de la solitude.

Impose-toi une sainte discipline,
mais reste néanmoins indulgent envers toi-même.

Tu est un enfant de l'univers tout comme les arbres et les étoiles ;
tu as le droit d'exister.

Et même si cela échappe à ta compréhension,
l'univers poursuit son évolution.

Vis en paix avec une puissance supérieure,
quel que soit le nom que tu lui donnes ;
et quels que soient tes actes et tes aspirations,
vis en paix avec ta conscience dans ce monde bruyant.

Malgré toutes ses hypocrisies, ses tracas et ses rêves envolés,
la vie est quand même belle.

Reste vigilant et tends inlassablement vers le bonheur.

Anonyme du 17ème siècle

__________________________________
Vivre aujourd'hui le meilleur possible, car hier est passé et demain ne viendra peut etre jamais...

le 03 Août 2007 à 14:14
maena
maena
1567 messages
Etre et non Paraître...
savoir rester humble face à l'immensité de l'univers
que l'on est infiniment petits il faut le reconnaître
qu'il y a toujours plus grand que nous sur cette terre
Aux riches bien vêtus on fait des courbettes
Aux pauvres en haillons on fait des grimaces
peut-être que l'âme du pauvre est bien plus honnête
que celle de ce seigneur de la haute classe

L'habit ne fait pas le moine, dit l'adage
on ferait bien d'y prendre de la graine
Ce n'est pas le plus beau qui est le plus sage
la vraie grandeur est dans l'âme humaine

__________________________________
Vivre aujourd'hui le meilleur possible, car hier est passé et demain ne viendra peut etre jamais...

le 03 Août 2007 à 14:17
maena
maena
1567 messages
Il y a des moments dans la vie
où la présence de l'autre nous manque tellement
qu'on espère sans cesse sa présence
Rêve à ce qui te fait plaisir
va où tu veux aller
sois où tu aimerais être
parce que tu as seulement une vie pour faire ce que tu veux

Que sur ton chemin tu trouves...
suffisamment de bonheur pour rester douce
suffisamment d'épreuves pour devenir force
suffisamment de peine pour rester humaine
suffisamment d'espoir pour être heureuse

Les personnes plus heureuses
n'ont pas nécessairement le meilleur de tout ;
simplement, elles exploitent au maximum
tout ce qui se trouve sur leur route

Le bonheur attend...
ceux qui pleurent, ceux qui souffrent,
ceux qui cherchent, ceux qui se dévouent,
ceux qui s'aiment...
parce que seules ces personnes peuvent apprécier l'importance de ces choses
qui laissent des traces dans la vie

Oublie le passé,
abandonne derrière toi tes erreurs et tes peines,
l'amour naît avec un sourire et grandit avec un baiser

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Vivre aujourd'hui le meilleur possible, car hier est passé et demain ne viendra peut etre jamais...

le 03 Août 2007 à 14:18
U.L.Y.S.S.E.
U.L.Y.S.S.E.
2473 messages
Réponse à maena qui a dit :
Sois serein au milieu du bruit et de l'agitation
et songe au calme paisible qui se dégage du silence.
Vis en bonne entente avec tout le monde sans pour cela te renier.
Expose calmement et clairement tes idées.

Ecoute les autres, même celui que tu considères moins intelligent que toi,
car lui aussi a quelque chose à t'apprendre.

Evite les personnes bruyantes et agressives,
elles sont un supplice pour l'esprit.

Si tu te compares aux autres, tu te sentiras parfois vaniteux et aigri,
car il y en en aura toujours de plus grands et de plus petits que toi.

Si modeste que soit ta profession,
elle est réellement une richesse dans un monde instable.

Soit prudent en affaires car le monde veut te tromper,
mais garde les yeux grands ouverts devant ses beaux côtés,
beaucoup recherchent un idéal élevé et font preuve de grand courage.

Reste toi-même, ne simule pas l'affection
mais ne parle pas non plus de l'amour cyniquement ;
car en présence de l'indifférence et du désenchantement,
il est aussi fragile que le brin d'herbe.

Accepte sans amertume la sagesse des années en échange de ta jeunesse.
Fortifie ton esprit, il te soutiendra en cas de malheur soudain.

Ne te laisse pas entraîner par ton imagination,
l'angoisse naît de la fatigue ou de la solitude.

Impose-toi une sainte discipline,
mais reste néanmoins indulgent envers toi-même.

Tu est un enfant de l'univers tout comme les arbres et les étoiles ;
tu as le droit d'exister.

Et même si cela échappe à ta compréhension,
l'univers poursuit son évolution.

Vis en paix avec une puissance supérieure,
quel que soit le nom que tu lui donnes ;
et quels que soient tes actes et tes aspirations,
vis en paix avec ta conscience dans ce monde bruyant.

Malgré toutes ses hypocrisies, ses tracas et ses rêves envolés,
la vie est quand même belle.

Reste vigilant et tends inlassablement vers le bonheur.

Anonyme du 17ème siècle


J'aime particulièrement celui-ci et il me donne des idées!!!!


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Et dire que l'on m'a fait à votre image!!!

le 03 Août 2007 à 14:19
maena
maena
1567 messages
Aimer, c'est risquer le rejet.
Vivre, c'est risquer de mourir.
Espérer, c'est risquer la déception.
Essayer, c'est risquer l'échec.

Risquer est une nécessité.
Le plus grand des dangers,
C'est de ne pas risquer.
D'être enchaîné dans ses certitudes
Comme un esclave.

Seul celui qui ose risquer
Est vraiment libre !

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Vivre aujourd'hui le meilleur possible, car hier est passé et demain ne viendra peut etre jamais...

le 03 Août 2007 à 14:20
maena
maena
1567 messages
Rire, c'est risquer d'avoir l'air ridicule.
Pleurer, c'est risquer de paraître sentimental.

Vouloir rejoindre l'autre, c'est prendre le risque de s'impliquer.

Exprimer ses sentiments, c'est risquer de révéler sa véritable façon d'être,
d'affirmer à la face du monde ses idées et ses rêves, c'est risquer de perdre.

Aimer, c'est prendre le risque de ne pas être aimé en retour.

Vivre, c'est risquer de mourir.

Espérer, c'est risquer le désespoir.

Essayer, c'est risquer d'échouer.

Mais on se doit de risquer
parce que la plus sérieuse menace à la vie elle-même
se trouve dans l'absence du risque...

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le 03 Août 2007 à 14:25
maena
maena
1567 messages
Un sourire ne coûte rien et produit beaucoup,
Il enrichit ceux qui le reçoivent
Sans appauvrir ceux qui le donnent.
Il ne dure qu'un instant
Mais son souvenir est parfois éternel.

Personne n'est assez riche pour s'en passer,
Personne n'est assez pauvre pour qu'il soit inutile,
Personne n'est assez méprisable pour ne pas le mériter.

Il crée le bonheur au foyer, soutient en affaires et au travail,
Il est le signe sensible de l'amitié.

Un sourire donne du repos à l'être fatigué,
Rend courage aux plus découragés.

Il ne peut ni s'acheter, ni se prêter, ni se voler
Car il n'a de valeur qu'à partir du moment où il se donne.

Et si quelquefois vous rencontrez une personne
Qui ne sait plus avoir le sourire,
Soyez généreux, donnez-lui le vôtre,
Car nul n'a autant besoin d'un sourire
Que celui qui ne peut en donner aux autres...

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le 03 Août 2007 à 14:26
moa
moa
29818 messages
Révé pour l'hiver.......c'est le titre .

L'hiver, nous irons dans un petit wagon rose
Avec des coussins bleus.
Nous serons bien. Un nid de baisers fous repose
Dans chaque coin moelleux.

Tu fermeras l'oeil, pour ne point voir, par la glace,
Grimacer les ombres des soirs,
Ces monstruosités hargneuses, populace
De démons noirs et de loups noirs.

Puis tu te sentiras la joue égratignée…
Un petit baiser, comme une folle araignée,
Te courra par le cou...

Et tu me diras : "Cherche !", en inclinant la tête,
- Et nous prendrons du temps à trouver cette bête
- Qui voyage beaucoup...



Arthur Rimbaud


En Wagon, le 7 octobre 70

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le 03 Août 2007 à 14:32
maena
maena
1567 messages
A Toi qui souffres
Qui est au bord du gouffre
A Toi qui ne sens plus rien
Si ce n'est ce vide ou ce trop plein

A Toi qui es si seul
Et que personne ne remarque

A Toi qui voudrais hurler
Pour que quelqu'un t'entende

A Toi qui pleures
Toutes les larmes de ton coeur

A Toi qui voudrais exister
Au regard des autres

J'aimerais Te dire :

Fais Silence - Ecarte ta Raison - Descends dans ton Coeur :
Là une petite flamme vit, palpite, prisonnière de sombres pensées.
Une petite flamme qui ne demande qu'à s'épanouir à la Vie.
Ecoute-La - Sens-La - Vois-La - Touche-La - Goûte-La
Laisse ton Corps, Temple de ton Ame, l'accueillir.

Et les chaînes qui L'entravent tomberont.
OUI, la VIE est en Toi
TU es TOI - AIME TOI

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le 03 Août 2007 à 14:33
maena
maena
1567 messages
Toi qui ne me vois pas,
je suis là.
Toi qui a du mépris pour moi,
je suis semblable à toi.

Toi qui me considère inférieur,
connais-tu mon coeur ?

Toi qui pense que l'apparence extérieure est le reflet de l'âme,
tu te trompes car souvent l'infâme agit en faussaire, avec grande douceur.

Toi qui me crois stupide, inhabile parce que je parle peu, par pudeur
sache qu'il vaut mieux rester muet et paraître imbécile
que de parler et de prouver que l'on est imbécile et bêcheur !

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Vivre aujourd'hui le meilleur possible, car hier est passé et demain ne viendra peut etre jamais...

le 03 Août 2007 à 14:38
maena
maena
1567 messages
Prière lucide...
Seigneur, fais que je voie les choses à faire
sans oublier les personnes à aimer.
Que je voie les personnes à aimer
sans oublier les choses à faire.
Fais que je voie les vrais besoins des autres...
C'est si difficile :
- de ne pas vouloir à la place des autres,
- de ne pas répondre à la place des autres,
- de ne pas décider à la place des autres !
C'est si difficile, Seigneur, de ne pas prendre ses propres désirs pour les désirs des autres,
quand ils sont si différents des nôtres.

Seigneur, fais que je voie ce que tu attends de moi - parmi les autres.
Enracine au plus profond de mon être cette certitude :
« On ne fait pas le bonheur des autres sans eux ! »

Seigneur, apprends-moi à faire les choses en aimant les personnes
pour ne trouver ma joie qu'en faisant quelque chose pour elles et avec elles

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Vivre aujourd'hui le meilleur possible, car hier est passé et demain ne viendra peut etre jamais...


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