A lire pour la Saint Valentin !

Proximeety souhaite une bonne St-Valentin 2014 à  tous ses membres !

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C’est le jour idéal pour faire une belle rencontre !

Roman d'amour

 

…Et à propos de Saint-Valentin ;  avez vous lu le roman « Comme les deux doigts » de Cédric Simard ?
Si vous êtes passé à côté du roman lors de sa sortie, profitez cette journée spéciale pour vous ratrapper !
Pour l’anecdote, Cédric Simard, a eu l’idée de citer Proximeety dans son oeuvre littéraire… Encore merci pour la dédicace !

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Ci-dessous un court extrait du roman :

(…) Minuit passé. L’épuisement me terrassait, mais je devais progresser sur la préparation de mon projet « suicide ». Je m’octroyai quelques minutes supplémentaires pour écrire un mail à Lara. Le 327ème depuis son départ, très exactement. Les uns après les autres, je les comptais et les archivais comme autant de preuves de la pureté de mon amour. Des preuves pour qui ? Je n’en savais trop rien. Pour elle, bien sûr. Mais également pour moi-même, comme si j’avais besoin de me rassurer encore sur la fiabilité de mes sentiments. Avec le temps qui passait, chaque nouveau mail envoyé devenait un acte un peu plus masochiste que le précédent. Les mails étaient semblables à de longues visses rouillées, avec lesquelles je charcutais péniblement ma propre chair pour y fixer des plaques de désespoir. Un désespoir froid et impitoyable. Je me détestais. J’espérais m’emmurer à jamais dans cette armure de chagrin.
Au moment où je tapai mon mot de passe pour me connecter à mon compte de messagerie, mon regard fut perturbé par une image qui clignotait sur la partie supérieure droite de l’écran. Une bannière publicitaire. Une très séduisante demoiselle, sur laquelle était surimposé un petit coeur rouge sang joliment animé, m’adressait son regard le plus charmeur dans une expression mélangée de coquinerie et de timidité. Trop craquante !  Trois courtes lignes de texte clignotaient à tour de rôle en surimpression sur l’image :

PLUS D’UN MILLION DE COEURS A PRENDRE sur PROXIMEETY.com. Votre âme soeur n’aura certainement jamais été aussi proche !

Une accroche publicitaire relativement basique, mais suffisamment explicite pour présenter à la fois la nature du service proposé (la mise en relation de personnes sur un site de rencontres) le bénéfice client (la rencontre de l’âme soeur), et la preuve chiffrée garantissant la réalisation de la promesse annoncée  (1 000 000 de coeurs à prendre). Une publicité à première vue peu créative, mais finalement fort efficace : pas de slogan de génie ou de concept révolutionnaire, mais un véritable argumentaire commercial en seulement deux lignes. Bravo messieurs du marketing, je salue votre pragmatisme ! Ils avaient même répondu au principe de prudence, en ajoutant le « certainement » dans le cas où la satisfaction client ne serait au final pas au rendez-vous. « Et qui en doutait ? », raisonnais-je en esquissant un sourire narquois. Quant au visuel utilisé pour soutenir le message, il répondait à une des grandes règles du marketing moderne : Sur ta réclame une jolie femme tu mettras, et ainsi l’attention du public tu capteras. Oui, du marketing « moderne », la modernité n’étant pas incompatible avec la misogynie. Mais pourquoi lutter contre cette réalité ? Ne me dites pas le contraire, nous l’avons tous observé : qu’il s’agisse d’un support imprimé ou d’une pub TV, la présence d’une charmante jeune femme, ça a toujours aidé à vendre. C’est la nature du produit ou du service promu qui guide alors le choix du modèle : femme de tous les jours, femme fatale, sportive au corps musclé et bronzé, businesswoman, pin-up sulfureuse, mannequin délicat, dominatrice de cuir noir, et j’en passe. Dans la majorité des cas, les charmes sont suggérés en partie ou en tout, sinon franchement dévoilés. Et ça marche à tous les coups, que ce soit pour vendre de la lingerie (ici, on comprend aisément, et si le modèle s’avère plantureux, le public n’en est que plus ravi), une voiture (une bombe sexy, une grosse voiture avec des chevaux sous le capot, et hop, on peut se permettre d’avoir un petit zizi), un crédit à la consommation (messieurs, faites plaisir à votre belle, nous vous vendons un pouvoir de séduction… au point d’y laisser votre caleçon), une paire de lunettes (femme à lunettes, femme à quéquette), ou un forfait Internet (ici, le lien est moins évident). Même le mâle qui s’enorgueillit d’un intellect plus développé que la moyenne se fait prendre au piège de l’attrayante femelle. Quant aux autres femelles, une grande partie se laisse également convaincre, le plus fréquemment en s’identifiant misérablement à cette « zolie » créature tout en préfabriqué (« moi aussi, je serai belle si j’achète le même produit »). Ah psychologie humaine, quand tu nous tiens. (…)

Si vous voulez en savoir plus, ou pour commander le livre, rendez-vous sur la page suivante :
http://www.proximeety.com/tchat/comme-les-deux-doigts.html

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