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Pauv cabotIndex du forum Littérature et BD | Auteur | Message | | le 21 Novembre 2005 à 12:56 | toro 
7 messages | Tu es là assis au milieu d'un carrefour desert, pleine campagne, tu scrutes les voitures qui passent, en vain.
De temps en temps tu hurles, appelles, pleures, et fait un kilometre ou deux sur une des sections de route pour voir si tu reconnais quelque chose mais tu reviens toujours là, au milieu, là où ils t'on oublié.
Mes chers maitres, ils n'etaient peut-etre pas tres braves et oubliaient de me nourir de temps en temps, mais un chien c'est toujours reconnaissant et n'a pas de prejugés.
L'espoir fait vivre, alors tu les attendras jusqu'au coucher du soleil, même si la chaleur tape en ce plein été tu preferes rester à l'exposition pour qu'ils te retrouvent facilement.
Je t'ai appelé, tu m'a suivi de temps en temps (ta confiance envers les hommes) car j'aurais aimé t'aider. Mais rien a faire, au bout d'un moment tu refaisais machine arrière et revenais à cet endroit dans le desespoir.
Le soleil se couche alors par un 6e sens, tu es guidé par quelque chose d'inconnu, et dans la nuit sombre et sans vie d'une campagne, tu n'aura de cesse que de les retrouver.
La langue pendante, assoiffé et affamé tu traverseras ces terres inconnues jusqu'à ton but.
Mort de fatigue au petit matin, tu ressens des odeurs familières, ça y est la course fait suite aux pas et tu es sur maintenant que tu n'habites pas loin, tes maitres seront là.
Le soleil n'est s'est pas encore levé, et ton enthousiasme retombe vite quand tu apperçois qu'il n'y a plus ta niche ni ta gamelle et tu apprends ce jour que les yeux d'un chien peuvent se noyer dans les larmes.
Alors avant qu'ils ne se reveillent, tu repars lentement la tête basse en gémissant.
L'espoir de toute une nuit, de n'etre pas perdu, abandonné et le triste constat de s'appercevoir que la verité fait mal, même pour un clebart.
Alors quite a etre perdu autant l'etre pour de vrai.
Pauv cabot "de moi", ecrit le 19 novembre 2005Message édité 2 fois (En dernier par toro le 21 Novembre 2005 à 13:02) __________________________________ mon pays va mal | | le 21 Novembre 2005 à 17:34 | MacLeode 
171 messages | Tout est dans le titre, "pauv cabot"
Bravo, c'esr super bien écrit. __________________________________ | | le 21 Novembre 2005 à 17:42 | miguelangelo 
>>  34 ans 189 messages | Réponse à toro qui a dit : Tu es là assis au milieu d'un carrefour desert, pleine campagne, tu scrutes les voitures qui passent, en vain.
De temps en temps tu hurles, appelles, pleures, et fait un kilometre ou deux sur une des sections de route pour voir si tu reconnais quelque chose mais tu reviens toujours là, au milieu, là où ils t'on oublié.
Mes chers maitres, ils n'etaient peut-etre pas tres braves et oubliaient de me nourir de temps en temps, mais un chien c'est toujours reconnaissant et n'a pas de prejugés.
L'espoir fait vivre, alors tu les attendras jusqu'au coucher du soleil, même si la chaleur tape en ce plein été tu preferes rester à l'exposition pour qu'ils te retrouvent facilement.
Je t'ai appelé, tu m'a suivi de temps en temps (ta confiance envers les hommes) car j'aurais aimé t'aider. Mais rien a faire, au bout d'un moment tu refaisais machine arrière et revenais à cet endroit dans le desespoir.
Le soleil se couche alors par un 6e sens, tu es guidé par quelque chose d'inconnu, et dans la nuit sombre et sans vie d'une campagne, tu n'aura de cesse que de les retrouver.
La langue pendante, assoiffé et affamé tu traverseras ces terres inconnues jusqu'à ton but.
Mort de fatigue au petit matin, tu ressens des odeurs familières, ça y est la course fait suite aux pas et tu es sur maintenant que tu n'habites pas loin, tes maitres seront là.
Le soleil n'est s'est pas encore levé, et ton enthousiasme retombe vite quand tu apperçois qu'il n'y a plus ta niche ni ta gamelle et tu apprends ce jour que les yeux d'un chien peuvent se noyer dans les larmes.
Alors avant qu'ils ne se reveillent, tu repars lentement la tête basse en gémissant.
L'espoir de toute une nuit, de n'etre pas perdu, abandonné et le triste constat de s'appercevoir que la verité fait mal, même pour un clebart.
Alors quite a etre perdu autant l'etre pour de vrai.
Pauv cabot "de moi", ecrit le 19 novembre 2005 |
bravo
c tres bo, touchant, j'ai meme laché une larme !!
si le texte etait un peu plus long, je file travailler chez la SPA !!! Message édité 1 fois (En dernier par miguelangelo le 21 Novembre 2005 à 17:42) __________________________________ | 
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