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Y-a-t'il des poètes ici?? - Page 39

Y-a-t'il des poètes ici?? - Page 39

Index du forum Littérature et BD

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Auteur Message
le 09 Mai 2008 à 20:31
cortescolon
cortescolon
444 messages
PLUS RIEN

Message édité 1 fois
(En dernier par cortescolon le 22 Mai 2008 à 14:29)

le 12 Mai 2008 à 22:19
cortescolon
cortescolon
444 messages
Réponse à cortescolon qui a dit :
PLUS RIEN


UN PEU PLUS QUE PLUS RIEN

Message édité 1 fois
(En dernier par cortescolon le 22 Mai 2008 à 14:29)

le 14 Juin 2008 à 19:08
kafka
kafka
>>

51 ans
153 messages
Comme à mes vingt ans...


Il est dix huit heure passé
Et toi pas arrivée
Je reve, je creve, j'attends
que tu sois connectée
C'est si étrange tout çà
c'est comme vingt ans avant...
A l'age de mes vingt ans
ou tout était sympa
Et sans avoir de sous...
on allait au cinéma
Assister aux JCC*
les ateliers des arts
le cinéma d'auteurs
Musique et concert...
sans payer l'accés...!!
Et en fin de soirée
je regagnais ma ruche
Au resto du coeur
j'ai adoré coluche
pour son idée géniale
A nous les mal barrés
En fait j'étais rebelle
depuis que je suis née
Et voilà qu'aprés vingt ans
je reste attélé
Attendre ma sorciere
venir sur son balais
Pour etre bien à l'heure
l'heure de son chevalier
J'ai posté ceci , en message instantanné
Et comme elle tarde, encore à arriver
J'ai pris le téléphone afin de l'appeler
Sur l'autre bout du fil
ma sorciere préferée
avec sa voix cassée:
Mon chavalier si fou,
Mon homme préféré
Je te donne rendez vous
à une heure aprés
Et d'un calin étrange
je n'ai qu'à accepter
C'est comme à mes vingt ans
ou pour moi le temps
n'étais pas compté...
JCC* journées cinématographiques de carthage
abderrazek
le 14 Juin 2008 à 19:19
douceurdunero...
douceurdunerose
1726 messages
katy bolide

Ou vont les cœurs la nuit lorsqu ils s’endorment
Reposent ils au fond des lits
Sanglotent ils comme la pluie
Gisent ils dans les caniveaux
Battent ils encore pour leurs beaux

Ou vont les cœurs la nuit lorsqu’ils s’endorment
S’entrecroisent ils dans les rêves
Se caressent ils et font la trêve
Jouent ils avec les sentiments
Chérissent ils assidûment

Où vont les cœurs la nuit lorsqu’ils s’endorment
Sont-ils les bulles du firmament
Dressent ils des murs anti tourments
Arpentent ils les âmes désertes
Soulagent ils les plaies ouvertes

Où vont les cœur la nuit quand ils s’endorment
Soupirent ils d’amour sans fin
S’éparpillent ils sans lendemain
Égrainent ils leurs mille conquêtes
S’abandonnent ils à la défaite

Ou vont les cœurs la nuit lorsqu'ils s’endorment

__________________________________
à défaut d'être heureux soyons content

le 14 Juin 2008 à 19:21
pigmalion
pigmalion
>>

44 ans
2747 messages
Réponse à douceurdunerose qui a dit :
katy bolide

Ou vont les cœurs la nuit lorsqu ils s’endorment
Reposent ils au fond des lits
Sanglotent ils comme la pluie
Gisent ils dans les caniveaux
Battent ils encore pour leurs beaux

Ou vont les cœurs la nuit lorsqu’ils s’endorment
S’entrecroisent ils dans les rêves
Se caressent ils et font la trêve
Jouent ils avec les sentiments
Chérissent ils assidûment

Où vont les cœurs la nuit lorsqu’ils s’endorment
Sont-ils les bulles du firmament
Dressent ils des murs anti tourments
Arpentent ils les âmes désertes
Soulagent ils les plaies ouvertes

Où vont les cœur la nuit quand ils s’endorment
Soupirent ils d’amour sans fin
S’éparpillent ils sans lendemain
Égrainent ils leurs mille conquêtes
S’abandonnent ils à la défaite

Ou vont les cœurs la nuit lorsqu'ils s’endorment


__________________________________
"La vie est un sommeil, l'amour en est le rêve, et vous aurez vécu si vous avez aimé."

le 15 Juin 2008 à 13:26
cortescolon
cortescolon
444 messages
oooooooooo

Message édité 1 fois
(En dernier par cortescolon le 15 Juin 2008 à 16:02)

le 15 Juin 2008 à 13:32
moa
moa
29818 messages
Réponse à cortescolon qui a dit :
oooooooooo


aloxe corton ... je te retrouve

__________________________________
Appelez moi Elsa , tout simplement ..plus on pédale moins fort .. moins on avance plus vite ./

le 15 Juin 2008 à 16:04
cortescolon
cortescolon
444 messages
Réponse à moa qui a dit :
aloxe corton ... je te retrouve


merci moa
le 16 Juin 2008 à 20:38
kafka
kafka
>>

51 ans
153 messages
Mon ennemi le Temps...

Le temps, le temps, je n'ai pas du temps
Je cours, je reve , je creve , j'arrive pas à temps..
Je me lève avant l'aurore
je me couche bien si tard
pour en avoir du temps
Mais je n'ai pas le temps....
Un tas d'ajournement,
beaucoups de décisions, non prises à temps
par manque du temps...
Je n'ai pas le temps d'etre si à l'heure
d'appeller mes soeurs, voir mes parents..
Contempler ma femme, et embrasser l'enfant...
Je n'ai pas le temps de me soucier de moi
de penser à toi
bien que je t'aime tant...
Mais quel maudit ce temps!!!
Je pars , je reviens , je pars
pour combler mon retard
et avoir du temps..
O! mon ennemi le temps
Tu m'a bien éloigné , de ceux qui m'amaient
de ceux que j'aimais
est ce la faute au temps?
J'ai du voler du temps
pour t'écrire tout çà
et j'espere encore
pour un jeudi soir , en avoir autant
si on aura le temps...
Mais on aura le temps...
le 17 Juin 2008 à 07:22
moa
moa
29818 messages
BORDEUR D'AMES BORDERLINE


Fil bien mince
Qui fuit sur la crête de l'âme
Fil bien mince qui glisse de la lame à l'âme
Déjà prète à signer
Toujours prète à saigner

Le silence bordeur d'âmes
Dans des draps rapeux
Berce et transperce
Et fait des creux dans l'oreiller

Au bord des armes
Le coeur se pâme
Le fil se trame de larmes
Dans des tissus mouillés

Border line
De quel bord est l'âme
Fil infime
Peau si fine

Un crissement
Un cri soupiré
La peine se désamarre
Ivre lachée dans une eau noire

La nuit s'écoule
Le chagrin saoule
S'épanche
S'épuise
Un rubis jaillit
Perlé , glissant , gluant

Rouge larme sur la joue.

AK 11.11.07

__________________________________
Appelez moi Elsa , tout simplement ..plus on pédale moins fort .. moins on avance plus vite ./

le 17 Juin 2008 à 08:15
cortescolon
cortescolon
444 messages
je touche les touches de l'homme frivole, les cordes de sa guitare fascinent et la campagne je vois un signe, reunion d'une association de reinsertion, avec coeur bonne volonté, une femme parle, et je crois qu'elle reparlera, de la difficulté du travail car les choses sont établies pour l'apprivoiser alors que ce n'est pas de la difficulté qu'il s'agit mais ce qu'on a en nous, les choses difficiles ou l'incomprehension c'est pas dans l'empathie qu'on les sent moins même si on en a besoin, et reinsertion professionnelle, se reinserer avec soi même c'est quand même plus vivifiant
organisation des assistantes sociales, probleme là, chaque personne fait parti d'un organisme, avant il y avait la notion de groupe donc une certaine base, un rattachement qui permettait de faire ensemble
today, legislation amenuise le champ d'action dune assistante sociale, et difficile d'avoir des valeurs une maniere de travailler quand l'organisme dans lequel on est n'a pas la même philosophie, assistantes sociales auront bientôt des assistantes sociales pour elle un bon petit bordel, vaudrais mieux un bordel ça c'est clair, ça rapproche un peu plus.
et la peur de perdre son emploi même si il ne respecte plus ce qu'on on defend parce qu'on a besoin d'argent ça se comprend mais c'est con car on cautionne sans dire mot et on est abattu et il y a le sentiment d'appartenance a ce qu'on fait pas negligeable, et bien d'autres choses a en retirer, ce qu'ondevrait apprendre a l'ecole enfin bref alleluia
le 17 Juin 2008 à 08:22
poemelou2007
poemelou2007
3830 messages
dit moi petit demon!!!!!!
une larme sur ta joue,
a quoi tu joue
redeviendrais tu humaine
toi la méchante,la vilaine
que t'arrive t'il
te poserais tu en victime
ou aurait tu commis un crime
debout devant ton fourneau
je te voie en grand sanglots
mais non suis je bête petit demon
tu epluches des oignons


oupsssssss je sait cela manque de poésie

Message édité 1 fois
(En dernier par poemelou2007 le 17 Juin 2008 à 08:23)

__________________________________
hier moi
aujourd'hui toi et moi
et demain nous

le 17 Juin 2008 à 08:32
poemelou2007
poemelou2007
3830 messages
petit curieux


a la naissance de ton sein
ou n'est point ma main
je voie un tatouage
temoin de ta vie et de ta rage
mais maintenant que tu est sage
a quoi te sert ce gage
je lui ai avoué
que mes frasques passées
reste pour l'heure
et pour toujour dans mon coeur
et que ce n'est pas une honte
mais un honneur
ces messages que sur mon sein effleurent


je fait ca que je veux et n ai de compte a rendre a personne

Message édité 1 fois
(En dernier par poemelou2007 le 17 Juin 2008 à 08:33)

__________________________________
hier moi
aujourd'hui toi et moi
et demain nous

le 30 Juin 2008 à 10:23
poemelou2007
poemelou2007
3830 messages
pour toi mon ami baou

prend ta feuille et ta plume,
aujourd'hui il faut que tu assume,
tu va montrer a tes frelots,
que tu sait joué avec les mots
pas de versets biblique,
ni d'alexandrins gothique,
mais des vers poetique,
avec des rimes et de la phonique,
de ceux qui au lever du jour,
nous remplissent les yeux d'amour,
ou pleurs et douleur,riment avec coeur,
chaleur et fleur riment avec bonheur,
que rien qu'en regardant les nuages,
tout ton interieur devient sage,
que ,devant les montagnes enneigé,
tu reste bouche bée,le soufle coupé
tu est toujours a l'affut,
d'aucun paysages tu n est repus
tu est un violeur d'expressions,
aucun visage ne fait exeption,
toi mon ami,mon frére
en toi j'ai trouvé mon repére,
en toi mon ami couleur de suie,
je me suis vue tel que je suis,
un peu critique et pretentieuse,
une snobinarde orgueilleuse,
on me prenome lucie,
et on m'aime tel que je suis.......LOU

Message édité 1 fois
(En dernier par poemelou2007 le 30 Juin 2008 à 10:25)

__________________________________
hier moi
aujourd'hui toi et moi
et demain nous

le 10 Juillet 2008 à 03:24
vya
vya
1395 messages
Les évènements de notre vie de tout les jours, les petites comme les grandes choses,tous ces petits détails qui se passent presque sans qu'on les voient, comme quand quelqu'un vous offre un sourire, vous dit bonjour ou lorsque vous voyez un oiseau s'envoler, les branches d'un arbre danser avec le vent, mais aussi regarder les gens vivre, l'un attend le bus, l'autre sert un café sur une terrasse, une vieille dame traverse la route avec grande difficulté, chacun occupé à vivre...
Tous ces petits détails, toutes ces petites choses si merveilleuses, elles portent en elles toute la beauté du monde parce qu'elle sont la continuité de la vie, de notre vie.
C'est à travers tout cela et à chaque instant que la vie s'exprime .
La même vie qui coule en nous, qui nous anime et fait être ce que l'on est, un être vivant qui permet à la vie de s'exprimer.

__________________________________
"Il n'existe pas dans le monde plusieurs vérités différentes, car la vérité est une et identique dans tous les temps et dans tous les lieux" Florence

le 18 Juillet 2008 à 00:09
candlemas
candlemas
855 messages
La façade éblouie observe les passants,
découvre les esprits, absorbe les pensées.

O insensé, puéril anonyme,
badaud qui croit,
drappé dans ton allure,
passer insignifiant,

Ne sens tu pas glisser sur ta façade sèche
le regard importun de commères avides ?

Ce sont les maisons vides, encore vives et fraîches,
qui en riant se moquent de tes regards revêches.
le 18 Juillet 2008 à 00:29
candlemas
candlemas
855 messages
Ta bouche !

La corde se tend soudain, la voix prend son envol,
le palais s'arrondit, la gorge s'éclaircit
et la langue envoutante valse avec les mots,
en palpe la finesse, articule leurs couleurs.
Aviné par un besoin divin
de briser le sceau, d'aérer le caveau,
elle ouvre enfin la voix au verbe qui dormait.

Par elle,

quel plaisir exquis que de cueillir la pensée,
d'ouvrir sa chair pulpeuse,
pour en extraire l'arome, l'expression gourmande,
un jus qui court sur les lèvres
part livrer, libre, nu,
son message d'espérance dans un air trop lourd.

Par elle,

l'acte nait aussi,
et n'oublie pas quand je te parle
qu'elle est aussi le jardinier
qui fait mûrir en mon coeur
la pomme d'Adam
que tu n'auras plus qu'à croquer.

Candle. 1991.

le 18 Juillet 2008 à 01:18
tyr
tyr
31 messages
Temps donné.

Pour une fois qu'j'avais rien demandé, y'a l'bon dieu qui m'a écouté.
Il m'a dit j'avais pas pigé, qu'il fallait tant vous surveiller
Je vais d'entrée réincarner, les morts qui l'ont pas mérité,
Et comme cadeau j'vous laisse trouver, quel corps vous voulez adopter.
Là tout l'monde s'est senti visé, à part deux trois désespérés
Chacun avait sa p'tite idée, son idéal à retrouver.
Moi, j'en étais à m'demander comment choisir ma destinée,
Vivre une histoire qui m'fait triper, un rêve que j'peus réaliser,
Devenir oiseau pour voler, ou la sagesse des oliviers,
Être un dauphin en liberté, un cheval qui court dans un pré,
Un sanglier sous un pommier, un boulanger qui gagne du blé,
Une vie qui s'rait pas compliquée, juste un rêve que j'pourais toucher.
En continuant d'imaginer, j'ai vu des cages en fer forgé,
Des bois entiers brûlés, pollués, les sangliers juste un trophée,
Le cheval ira au tiercé, le boulanger ira pointer.
J'ai un peu d'mal à m'décider pour des idées pas compliquées.
Chaque fois que j'penche pour un côté, y'a un truc pour équilibrer,
Je m'dis fais ça sur un coup d'dé, l'instant d'après je change d'idée.
Te retrouver, être ton bébé ou une plante que t'a rempotée,
Je pourrais pas le supporter, notre aventure est terminée…
Mais reste une vie à découvrir, quelques printemps à voir fleurir,
Frémir d'avenir à parcourir, bannir le pire, parfois souffrir
Et s'offrir un empire de rires pour accueillir ceux qui vont v'nir.
Comment choisir ? ca va sans dire, je crains le pire car mes désirs
Virent et chavirent comme un navire qui tire son délire pour s'enfuir.
Mais je dois dire que j'ai plaisir à rebondir et revenir,
À parcourir même sous les tirs, à dire que je respire l'avenir.
Finalement j'me suis décidé, j'ai pris l'option d'être un bébé,
Pour la couleur j'ai pas trouvé, j'laisse le hasard me colorier.
Ou les chemins vont m'emmener ? ça j'l'ai pas encore deviné
Mais c'que j'voudrais pas oublier… Faut profiter du temps donné…
le 18 Juillet 2008 à 16:04
Phoenix.
Phoenix.
253 messages
Je recycle aussi ce poême, qui est là encore entièrement de moi, alors je m'auto-accorde les droits d'auteur


Le conteur alla chercher dans ses bagages un instrument de musique de sa contrée, puis revint à son emplacement, et s’assit sur le tabouret. Tenant l’instrument entre ses mains, il commença par faire sortir quelques sons, quelques notes musicales, puis posa sa voix par-delà les notes.
L’homme était de taille moyenne, le teint légèrement basané, marqué par les journées passées sous le soleil puissant de sa terre natale. Il venait d’un pays lointain, où les vaches étaient sacrées, où les castes étaient reines, mais où la sienne était maudite par les dieux depuis des millénaires. Ayant trouvé l’accord entre sa voix et la musique, il commença son histoire

Par-delà les mers éternelles et infinies, par-delà les confins de la terre
Dans un pays par le soleil brunit, dans un village entouré par la mer
Vivaient deux jeunes personnes, un villageois pauvre et sa dulcinée
Une princesse, si douce, si belle, que pour la voir, il se serait damné.

Ainsi commence cette histoire, braves gens, dans ce lieu inconnu par nous, simples mortels. Une histoire que les jeunes de chez moi ne connaissent pas, et que les plus vieux ont peut être connus comme légende parmi les légendes. Une histoire triste, braves gens, dramatique.
Le villageois s’était épris de la femme un jour qu’il l’avait croisée. Et la belle, qui s’ennuyait en son palais, guettait chaque instant passé à ses côtés.

Par-delà les mers éternelles et infinies, par-delà les confins de la terre
Dans un pays par le soleil brunit, dans un village entouré par la mer
Vivait une princesse, belle comme le jour, éprise d’amour, éprise de liberté
Mais la belle était promise, à un bellâtre de son rang, et son cœur fort peiné.

Oui, braves gens, la belle était promise, mais son cœur attaché au villageois. Chaque rencontre était pour elle une évasion ; elle sortait de son palais, son esprit s’envolait loin des règles qui s’imposaient à elle, loin de l’univers de paraître dans lequel elle vivait, et son cœur s’envolait vers les vastes champs de l’Amour Pur. Hélas,

Par-delà les mers éternelles et infinies, par-delà les confins de la terre
Dans un pays par le soleil brunit, dans un village entouré par la mer
La famille de la princesse eut vent de cet Amour interdit, de cette passion partagée
Et du jour au lendemain, la belle ne put revoir son fruit défendu, et son cœur fut brisé.

Oui, braves gens, la famille eut vent des escapades de la belle, et elle ne put jamais revoir le villageois épris d’elle. Elle fut fort triste. Elle pleura toutes les larmes de son corps. Certains disent même que la rivière qui sortit depuis lors de son lit était composée en grande partie des larmes de la princesse. Plus jamais elle ne revit son âme sœur, plus jamais elle ne revit les rayons lumineux d’un visage éclairant sa vie. Elle était la personne la plus malheureuse au monde.

Par-delà les mers éternelles et infinies, par-delà les confins de la terre
Dans un pays par le soleil brunit, dans un village entouré par la mer
L’Amoureux éconduit par la famille apprit de quelques serviteurs zélés
La tristesse de la princesse, et son cœur fut lui aussi dès lors tourmenté.

Oui, braves gens, le villageois apprit la nouvelle de la tristesse de la belle. Il comprit alors qu’il avait perdu l’astre guidant ses pas, la marée donnant vie au sang coulant dans ses veines. Le Vrai Amour, celui qui illumine une vie comme l’étoile du Nord illumine les enfants de Krishna, comme le soleil illumine la Terre. La sachant de plus en plus malheureuse, le pauvre villageois ne le supportait plus, et ne s’en remit jamais. Il avait voué chaque instant passé auprès de la princesse à la rendre la plus heureuse possible. Et là, il ne pouvait rien faire. Ne servant à rien, sa vie devenant dénuée d’intérêt, il décida d’en finir.

Par-delà les mers éternelles et infinies, par-delà les confins de la terre
Dans un pays par le soleil brunit, dans un village entouré par la mer
Le villageois au cœur meurtrit alla à la rivière aux larmes d’or que j’ai mentionné
Et dans les flots de larmes, d’amour, et de tristesse, de sa vie, il s’est séparé.

Oui, braves gens, personne ne retrouva son corps caressé jusque dans le repos éternel par les larmes de la princesse. La légende veut que de peur d’être séparé à nouveau d’elle par-delà les océans infinis, il ne se réincarna pas, préférant attendre dans la Demeure Eternelle la princesse. Lorsque la belle apprit cette nouvelle quelques temps après en surprenant une discussion de serviteurs, son cœur déjà brisé défaillit, et ses yeux désormais secs se fermèrent en maudissant à jamais la Destinée.

Par-delà les mers éternelles et infinies, par-delà les confins de la terre
Dans un pays par le soleil brunit, dans un village entouré par la mer
La princesse, refusant de vivre dans un monde à jamais vide de sens, alla déterminée
Sur les bords de la rivière aux larmes célestes elle réapparut, elle aussi par la vie quittée.

Oui, braves gens, la belle alla rejoindre son Amour, son Ame dans les champs éternels de l’Etoile du Nord. L’Amour avait réunie deux vies, les Hommes les avaient séparées, et la Mort, si douce, si romantique parfois, donna aux deux âmes sœurs la possibilité de vivre éternellement l’un pour l’autre.

Laissez-moi vous conter la moralité de cette histoire, braves gens : Lorsque nous sommes triste, les personnes nous entourant et nous aimant le sont encore plus pour nous. Nous sommes maîtres de notre destin ; cherchons tous les moyens pour être heureux, plutôt que de chercher les moyens pour ne pas être malheureux.

Le conteur déposa son instrument à ses pieds, puis s'inclina devant les personnes présentes.

__________________________________
"Dire que l'homme est un composé de force et de faiblesse, de lumière et d'aveuglement, de petitesse et de grandeur, ce n'est pas lui faire son procès, c'est le définir."

Denis Diderot

le 18 Juillet 2008 à 16:35
-douceurduner...
-douceurdunerose-
968 messages
poème instantané inspiré par un dialogue avec un homme d'ici, mais il aura oublié...

Je parle seule dans la nuit
Les hommes ont des oreilles mais n’ont point de langue
Les hommes dans la nuit ont des désirs qui partent dans l’oubli
Le noir assassine les rêves que les mot tentent en vain de ressusciter
Mon âme défaille
Mon cœur s’écartèle
À la hache
Du plaisir
Les hommes tressaillent
La fleur ensorcelle
Et vous arrache
Les soupirs
Gémissant détail
D’un leurre archipel
Nauséabonde bourrache
Des corps en délire

__________________________________
où avais-je la tête


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