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Top des poèmes - Page 11

Top des poèmes - Page 11

Index du forum Littérature et BD

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Auteur Message
le 30 Décembre 2006 à 15:31
Seulstice
Seulstice
299 messages
2ème conte à l'époque où j'avais assez d'imagination dans mon ancien jeu de rôle


L’homme au visage peint entre les deux yeux revint sur les lieux de ses premiers contes. Les aléas du temps de ce pays avaient eu raison de sa modeste personne et de sa voix. Quelques offrandes à une divinité de sa religion et beaucoup de repos lui avaient permit de récupérer et de revenir.

Un sourire aux dents blanches comme le Taj Mahal aux lèvres, l’homme de nature enjoué posa son tabouret sur sa place fétiche, et, regardant le ciel puis les personnes présentes, jugea qu’il pouvait commencer.

Approchez, braves gens, approchez. N’ayez pas peur de l’étranger qui se présente à vous. La peur est mère de bien des maux, mais mes mots à moi ne sont qu’innocence et paix. Approchez, braves gens.

Il y a de cela longtemps, braves gens, un peuple vivait sur une contrée magique et très lointaine. Une contrée comme on n’en a plus revue depuis. Elle était vaste et accueillante, nourricière, chaleureuse, pleine d’amour. Les gens y vivaient en paix, chacun faisait sa tâche pour le bien de tous, et tout le monde se respectait se réjouissait d’être un parmi les autres.

Par-delà les mers et terres connues, par-delà le temps, dans un pays rêvé
Vivait un peuple depuis lors disparu, vivait une vie depuis lors tant voulue
Dans un monde où le vice était inconnu, le chaos montra le bout de son nez
Car en son sein chaleureux, cette terre avait nourrit des êtres dépourvus de vertus

Oui, braves gens dit l’homme en saisissant son instrument de musique habituel, petit objet de bois duquel quelques cordes confectionnées en boyaux de mouton faisaient ressortir divers sons, l’histoire est encore une histoire triste. Il était un monde si beau, si accueillant que des êtres se sont damnés pour pouvoir y aller. Un monde si parfait que même le Créateur se refusait d’y demeurer, par peur d’avoir trop de vices.

Par-delà les mers et terres connues, par-delà le temps, dans un pays rêvé
Vivait un peuple depuis lors disparu, vivait une vie depuis lors tant voulue
Le vice entra dans la matrice, terre par trop hospitalière, vie par trop adulée
Dans ce monde, depuis lors désenchanté, nul n’était plus alors le bienvenu

Oui, braves gens, les êtres abjects prirent place dans ce paradis perdu, aux confins de l’univers, bien au-delà des demeures des Dieux. Et les habitants qui demeuraient ici depuis que la première pousse d’herbe avait vue le jour sur cette terre, si bons, prirent sur eux pour les accueillir, offrant leurs services, puis leurs biens, puis leurs vies. Mais la soif de richesse, de reconnaissance, de pouvoirs n’était pas étanchée, et le paradis se mua peu à peu en enfer.

Par-delà les mers et terres connues, par-delà le temps, dans un pays rêvé
Vivait un peuple depuis lors disparu, vivait une vie depuis lors tant voulue
Le Mal se fit de plus en plus grand, et la fleur de vie de ce paradis devint fanée
La bonté, l’insouciance, la gentillesse, la convivialité, autant de qualités disparues

Oui, braves gens, cette terre si accueillante, nourrissant depuis des générations et des générations chacun des habitants comme si ce dernier était le soleil donnant la Vie lui-même, et bien cette terre, braves gens, devint sombre, inhospitalière. La Nature reprit ses droits pour punir à jamais les Hommes d’avoir salit la plus belle création des Dieux. La Terre se fâcha, déchaîna les enfers, détruisant les récoltes, les maisons, enlevant la Vie. La Nature avait donné, et elle avait repris après cette trahison de l’Homme.

Par-delà les mers et terres connues, par-delà le temps, dans un pays rêvé
Vivait un peuple depuis lors disparu, vivait une vie depuis lors tant voulue
En cet instant où la Nature reprenait son dû, les Dieux sur ces faits se sont penchés
Plus magnanimes que la Nature, de leur volonté, l’Homme ne fut pas espèce disparue

Oui, braves gens, les Dieux eux-mêmes vinrent s’interposer à cette longue lutte entre la Nature et l’Homme, car de ces deux êtres de leurs créations l’un ne pouvait exterminer l’autre. Alors, braves gens, les Dieux prirent une décision. Ce paradis redeviendrait ce qu’il était à son origine, et n’accueillerait en son sein que les Hommes ayant fait leurs preuves dans un autre monde, une autre terre. Quant aux Hommes ayant contribué à la dégradation de ce monde où l’imaginaire n’est pas assez puissant pour imaginer sa superbe, les Dieux les condamnèrent à errer dans l’univers, sans vie. Oui, braves gens, ce sont maintenant d’immenses cailloux dérivant dans l’univers, et regrettant pour l’Eternité leur comportement. Quant aux autres, braves gens, les Dieux les récompensèrent, et leur donna pour mission de guider les hommes de cette terre dans leurs vies ; Ces Hommes, braves gens, devinrent des étoiles.

Et dans le ciel, là-haut, vivent nos ancêtres, les Gardiens de la Vie, de l’Eternité
Et la nuit, ils viennent nous apporter leurs conseils, guidant nos pas dans l’adversité
Et depuis le ciel, là-haut, les Gardiens du Souvenir regardent cette terre réputée civilisée
Refaire les mêmes erreurs qu’en ce Temps lointain, passé maudit, âmes à nouveaux égarées.

Oui, braves gens, on racontent que les Gardiens du Royaume Eternel, où la Vie ne cesse de continuer, regardent d’un œil triste et amère cette terre où les errements anciens reprennent le dessus, et où les mots ne sont qu’un moyen de propager ces maux. Alors, braves gens, il ne tient qu’à nous de montrer aux Dieux et aux Gardiens de la Destiné que les Hommes ne sont pas les ennemis des autres Hommes et de la Nature. Approchez, braves gens, serrons nous la main, premier pas de notre Repentance. Un petit pas pour nous, braves gens, mais un grand pas pour l’Humanité.

Message édité 1 fois
(En dernier par Seulstice le 30 Décembre 2006 à 15:32)

__________________________________
Par la caresse nous sortons de notre enfance mais un seul mot d'amour et c'est notre naissance.
Eluard (Eugène Grindel, dit Paul)

"L'harmonie la plus douce est le son de la voix de celle que l'on aime."
Jean de la Bruyère,

le 20 Janvier 2014 à 10:54
revest
revest
>> /

53 ans
11154 messages
C'est vrai que faire des alexandrins c'est du boulot

__________________________________
Les chats sont la preuve que tout n'a pas de but dans la nature 🐾

le 20 Janvier 2014 à 11:24
revest
revest
>> /

53 ans
11154 messages
Réponse à revest qui a dit :
C'est vrai que faire des alexandrins c'est du boulot


Et on retrouve souvent cette forme dans le rap ... J'ai faim

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le 20 Janvier 2014 à 12:23
revest
revest
>> /

53 ans
11154 messages
La vérité est un miroir tombé de la main de Dieu,et qui s'est brisé.Chacun en ramassa un fragment et dit que toute la vérité s'y trouve.

Amazighiya

grâce à Dieu je suis athée, je trouve cette phrase jolie

__________________________________
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le 27 Février 2015 à 21:55
revest
revest
>> /

53 ans
11154 messages
1660… nous ne lisons jamais assez ‼️

Poésie de la Marquise de Grignan,
fille de Mme de Sévigné ou l'histoire d'une jeune fille très sage ...

Ah ! vous dirais-je Maman
A quoi nous passons le temps
Avec mon cousin Eugène ?
Sachez que ce phénomène
Nous a inventé un jeu
Auquel nous jouons tous les deux.

Il m'emmène dans le bois
Et me dit: "déshabille-toi ".
Quand je suis nue tout entière,
Il me fait coucher par terre,
Et de peur que je n'aie froid
Il vient se coucher sur moi.

Puis il me dit d'un ton doux :
"Écarte bien tes genoux"
Et la chose va vous faire rire
Il embrasse ma tirelire
Oh ! vous conviendrez Maman
Qu'il a des idées vraiment !

Puis il sort, je ne sais d'où
Un petit animal très doux,
Une espèce de rat sans pattes
Qu'il me donne et que je flatte.
Oh ! le joli petit rat !
D'ailleurs, il vous le montrera.

Et c'est juste à ce moment
Que le jeu commence vraiment.
Eugène prend sa petite bête
Et la fourre dans une cachette
Qu'il a trouvée, le farceur,
Où vous situez mon honneur.

Mais ce petit rat curieux,
Très souvent devient furieux.
Voilà qu'il sort et qu'il rentre
Et qu'il me court dans le ventre.
Mon cousin a bien du mal
A calmer son animal.

Complètement essoufflé,
Il essaye de le rattraper.
Moi je ris à perdre haleine
Devant les efforts d'Eugène.
Si vous étiez là, Maman
Vous ririez pareillement.

Au bout de quelques instants
Le petit rat sort en pleurant.
Alors Eugène qui a la tremblotte
Le remet dans sa redingote.
Et puis tous deux, nous rentrons
Sagement à la maison.

Mon cousin est merveilleux
Il connait des tas de jeux
Demain soir, sur la carpette
Il doit m'apprendre la levrette
Si vraiment c'est amusant
Je vous l'apprendrai en rentrant.

Voici ma chère Maman
Comment je passe mon temps.
Vous voyez je suis très sage.
Je fuis tous les bavardages
Et j'écoute vos leçons :
Je ne parle pas aux garçons.

__________________________________
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le 01 Mars 2015 à 14:46
Hermiod
Hermiod
>>

38 ans
48 messages
Jolie sujet ,étant un peu poète ,en voici un de mon cru :


Je suis née à l'aurore d'une aube nouvelle
là ,ou les jours de lumière s'imposent ,
tuant l'obscurité de la nuit dans un élan pandorien et perpétuel
frais et odorant, tel une foret de pins caressés par un doux zéphyr
signe d'un délicieux jour d'été .

j'existe dans l'entre deux de ce grand commencement ,
La, ou les fantômes ancien s’éclipsent pour laisser place,
à l'illumination, des hommes nouveaux et
leurs permettant d'emprunter les dignes enfants d'épona
sous la bienveillance du fils de Cian et d'Eithne .

c'est alors que mon souffle s'écourte dans un bruit de fin heureuse ,
je vois au loin ,l'orée d'un univers infini
ou siègent les Dieux de mon père et de son père avant lui
Je sais alors que mon existence ne fait que commencer
comme un rêve que je croyais à jamais endormis
,je pars vers l'infini le cœur léger .
le 13 Janvier 2017 à 23:27
T-Bird
T-Bird
>> /

47 ans
15983 messages
Le poison

Le vin sait revêtir le plus sordide bouge
D'un luxe miraculeux,
Et fait surgir plus d'un portique fabuleux
Dans l'or de sa vapeur rouge,
Comme un soleil couchant dans un ciel nébuleux.

L'opium agrandit ce qui n'a pas de bornes,
Allonge l'illimité,
Approfondit le temps, creuse la volupté,
Et de plaisirs noirs et mornes
Remplit l'âme au delà de sa capacité.

Tout cela ne vaut pas le poison qui découle
De tes yeux, de tes yeux verts,
Lacs où mon âme tremble et se voit à l'envers...
Mes songes viennent en foule
Pour se désaltérer à ces gouffres amers.

Tout cela ne vaut pas le terrible prodige
De ta salive qui mord,
Qui plonge dans l'oubli mon âme sans remord,
Et, charriant le vertige,
La roule défaillante aux rives de la mort !

Charles Baudelaire

__________________________________
"La taille importe peu ... Regarde moi : est-ce par la taille que tu peux me juger ? Et bien tu ne le dois pas."

Yoda

le 14 Janvier 2017 à 10:20
rosedessables...
rosedessables1
>> /

46 ans
2277 messages
Réponse à T-Bird qui a dit :
Le poison

Le vin sait revêtir le plus sordide bouge
D'un luxe miraculeux,
Et fait surgir plus d'un portique fabuleux
Dans l'or de sa vapeur rouge,
Comme un soleil couchant dans un ciel nébuleux.

L'opium agrandit ce qui n'a pas de bornes,
Allonge l'illimité,
Approfondit le temps, creuse la volupté,
Et de plaisirs noirs et mornes
Remplit l'âme au delà de sa capacité.

Tout cela ne vaut pas le poison qui découle
De tes yeux, de tes yeux verts,
Lacs où mon âme tremble et se voit à l'envers...
Mes songes viennent en foule
Pour se désaltérer à ces gouffres amers.

Tout cela ne vaut pas le terrible prodige
De ta salive qui mord,
Qui plonge dans l'oubli mon âme sans remord,
Et, charriant le vertige,
La roule défaillante aux rives de la mort !

Charles Baudelaire


Tu dors en croyant que mes vers
Vont encombrer tout l'univers
De désastres et d'incendies ;
Elles sont si rares pourtant
Mes chansons au soleil couchant
Et mes lointaines mélodies.

Mais si je dérange parfois
La sérénité des cieux froids,
Si des sons d'acier ou de cuivre
Ou d'or, vibrent dans mes chansons,
Pardonne ces hautes façons,
C'est que je me hâte de vivre.

Et puis tu m'aimeras toujours.
Éternelles sont les amours
Dont ma mémoire est le repaire ;
Nos enfants seront de fiers gas
Qui répareront les dégâts,
Que dans ta vie a faits leur père.

Ils dorment sans rêver à rien,
Dans le nuage aérien
Des cheveux sur leurs fines têtes ;
Et toi, près d'eux, tu dors aussi,
Ayant oublié, le souci
De tout travail, de toutes dettes.

Moi je veille et je fais ces vers
Qui laisseront tout l'univers
Sans désastre et sans incendie ;
Et demain, au soleil montant
Tu souriras en écoutant
Cette tranquille mélodie.
Extrait de:
Le collier de griffes (posthume, 1908)

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le 14 Janvier 2017 à 10:55
cab77
cab77
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50 ans
5330 messages
Réponse à rosedessables1 qui a dit :
Tu dors en croyant que mes vers
Vont encombrer tout l'univers
De désastres et d'incendies ;
Elles sont si rares pourtant
Mes chansons au soleil couchant
Et mes lointaines mélodies.

Mais si je dérange parfois
La sérénité des cieux froids,
Si des sons d'acier ou de cuivre
Ou d'or, vibrent dans mes chansons,
Pardonne ces hautes façons,
C'est que je me hâte de vivre.

Et puis tu m'aimeras toujours.
Éternelles sont les amours
Dont ma mémoire est le repaire ;
Nos enfants seront de fiers gas
Qui répareront les dégâts,
Que dans ta vie a faits leur père.

Ils dorment sans rêver à rien,
Dans le nuage aérien
Des cheveux sur leurs fines têtes ;
Et toi, près d'eux, tu dors aussi,
Ayant oublié, le souci
De tout travail, de toutes dettes.

Moi je veille et je fais ces vers
Qui laisseront tout l'univers
Sans désastre et sans incendie ;
Et demain, au soleil montant
Tu souriras en écoutant
Cette tranquille mélodie.
Extrait de:
Le collier de griffes (posthume, 1908)


Elle est debout sur mes paupières
Et ses cheveux sont dans les miens,
Elle a la forme de ma main,
Elle a la couleur de mes yeux,
Elle s'englouti dans mon ombre
comme une pierre sur le ciel.

Elle a toujours les yeux ouverts
Et ne me laisse pas dormir.
Ses rêves en pleine lumière
Font s'évaporer les soleils,
Me font rire, pleurer et rire,
Parler sans avoir rien à dire.

Paul Eluard

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le 14 Janvier 2017 à 11:10
rosedessables...
rosedessables1
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46 ans
2277 messages
Réponse à cab77 qui a dit :
Elle est debout sur mes paupières
Et ses cheveux sont dans les miens,
Elle a la forme de ma main,
Elle a la couleur de mes yeux,
Elle s'englouti dans mon ombre
comme une pierre sur le ciel.

Elle a toujours les yeux ouverts
Et ne me laisse pas dormir.
Ses rêves en pleine lumière
Font s'évaporer les soleils,
Me font rire, pleurer et rire,
Parler sans avoir rien à dire.

Paul Eluard


Pépa, quand la nuit est venue,
Que ta mère t'a dit adieu ;
Que sous ta lampe, à demie nue,
Tu t'inclines pour prier Dieu ;

A cette heure où l'âme inquiète
Se livre au conseil de la nuit ;
Au moment d'ôter ta cornette
Et de regarder sous ton lit ;

Quand le sommeil sur ta famille
Autour de toi s'est répandu ;
O Pépita, charmante fille,
Mon amour, à quoi penses-tu ?

Qui sait ? Peut-être à l'héroïne
De quelque infortuné roman ;
A tout ce que l'espoir devine
Et la réalité dément ;

Peut-être à ces grandes montagnes
Qui n'accouchent que de souris ;
A des amoureux en Espagne,
A des bonbons, à des maris ;

Peut-être aux tendres confidences
D'un coeur naïf comme le tien ;
A ta robe, aux airs que tu danses ;
Peut-être à moi, peut-être à rien.
Extrait de:
Premières poésies (1829)

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le 14 Janvier 2017 à 17:36
revest
revest
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53 ans
11154 messages
Réponse à rosedessables1 qui a dit :
Pépa, quand la nuit est venue,
Que ta mère t'a dit adieu ;
Que sous ta lampe, à demie nue,
Tu t'inclines pour prier Dieu ;

A cette heure où l'âme inquiète
Se livre au conseil de la nuit ;
Au moment d'ôter ta cornette
Et de regarder sous ton lit ;

Quand le sommeil sur ta famille
Autour de toi s'est répandu ;
O Pépita, charmante fille,
Mon amour, à quoi penses-tu ?

Qui sait ? Peut-être à l'héroïne
De quelque infortuné roman ;
A tout ce que l'espoir devine
Et la réalité dément ;

Peut-être à ces grandes montagnes
Qui n'accouchent que de souris ;
A des amoureux en Espagne,
A des bonbons, à des maris ;

Peut-être aux tendres confidences
D'un coeur naïf comme le tien ;
A ta robe, aux airs que tu danses ;
Peut-être à moi, peut-être à rien.
Extrait de:
Premières poésies (1829)


Alfred de Musset voilà un beau débauché 😸

Maestro à quoi rêvent les jeunes filles ?

À rien moi je veux mourir sur scène 🔥

http://www.deezer.com/track/139405759

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le 14 Janvier 2017 à 19:17
rosedessables...
rosedessables1
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46 ans
2277 messages
Réponse à revest qui a dit :
Alfred de Musset voilà un beau débauché 😸

Maestro à quoi rêvent les jeunes filles ?

À rien moi je veux mourir sur scène 🔥

http://www.deezer.com/track/139405759


Ex-voto dans le goût espagnol.

Je veux bâtir pour toi, Madone, ma maîtresse,
Un autel souterrain au fond de ma détresse,
Et creuser dans le coin le plus noir de mon coeur,
Loin du désir mondain et du regard moqueur,
Une niche, d'azur et d'or tout émaillée,
Où tu te dresseras, Statue émerveillée.
Avec mes Vers polis, treillis d'un pur métal
Savamment constellé de rimes de cristal,
Je ferai pour ta tête une énorme Couronne ;
Et dans ma jalousie, ô mortelle Madone,
Je saurai te tailler un Manteau, de façon
Barbare, roide et lourd, et doublé de soupçon,
Qui, comme une guérite, enfermera tes charmes ;
Non de Perles brodé, mais de toutes mes Larmes !
Ta Robe, ce sera mon Désir, frémissant,
Onduleux, mon Désir qui monte et qui descend,
Aux pointes se balance, aux vallons se repose,
Et revêt d'un baiser tout ton corps blanc et rose.
Je te ferai de mon Respect de beaux Souliers
De satin, par tes pieds divins humiliés,
Qui, les emprisonnant dans une molle étreinte,
Comme un moule fidèle en garderont l'empreinte.
Si je ne puis, malgré tout mon art diligent,
Pour Marchepied tailler une Lune d'argent,
Je mettrai le Serpent qui me mord les entrailles
Sous tes talons, afin que tu foules et railles,
Reine victorieuse et féconde en rachats,
Ce monstre tout gonflé de haine et de crachats.
Tu verras mes Pensers, rangés comme les Cierges
Devant l'autel fleuri de la Reine des Vierges,
Étoilant de reflets le plafond peint en bleu,
Te regarder toujours avec des yeux de feu ;
Et comme tout en moi te chérit et t'admire,
Tout se fera Benjoin, Encens, Oliban, Myrrhe,
Et sans cesse vers toi, sommet blanc et neigeux,
En Vapeurs montera mon Esprit orageux.

Enfin, pour compléter ton rôle de Marie,
Et pour mêler l'amour avec la barbarie,
Volupté noire ! des sept Péchés capitaux,
Bourreau plein de remords, je ferai sept Couteaux
Bien affilés, et, comme un jongleur insensible,
Prenant le plus profond de ton amour pour cible,
Je les planterai tous dans ton Coeur pantelant,
Dans ton Coeur sanglotant, dans ton Coeur ruisselant !
Extrait de:
Les fleurs du mal (1857)

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le 14 Janvier 2017 à 22:16
revest
revest
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53 ans
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Réponse à rosedessables1 qui a dit :
Ex-voto dans le goût espagnol.

Je veux bâtir pour toi, Madone, ma maîtresse,
Un autel souterrain au fond de ma détresse,
Et creuser dans le coin le plus noir de mon coeur,
Loin du désir mondain et du regard moqueur,
Une niche, d'azur et d'or tout émaillée,
Où tu te dresseras, Statue émerveillée.
Avec mes Vers polis, treillis d'un pur métal
Savamment constellé de rimes de cristal,
Je ferai pour ta tête une énorme Couronne ;
Et dans ma jalousie, ô mortelle Madone,
Je saurai te tailler un Manteau, de façon
Barbare, roide et lourd, et doublé de soupçon,
Qui, comme une guérite, enfermera tes charmes ;
Non de Perles brodé, mais de toutes mes Larmes !
Ta Robe, ce sera mon Désir, frémissant,
Onduleux, mon Désir qui monte et qui descend,
Aux pointes se balance, aux vallons se repose,
Et revêt d'un baiser tout ton corps blanc et rose.
Je te ferai de mon Respect de beaux Souliers
De satin, par tes pieds divins humiliés,
Qui, les emprisonnant dans une molle étreinte,
Comme un moule fidèle en garderont l'empreinte.
Si je ne puis, malgré tout mon art diligent,
Pour Marchepied tailler une Lune d'argent,
Je mettrai le Serpent qui me mord les entrailles
Sous tes talons, afin que tu foules et railles,
Reine victorieuse et féconde en rachats,
Ce monstre tout gonflé de haine et de crachats.
Tu verras mes Pensers, rangés comme les Cierges
Devant l'autel fleuri de la Reine des Vierges,
Étoilant de reflets le plafond peint en bleu,
Te regarder toujours avec des yeux de feu ;
Et comme tout en moi te chérit et t'admire,
Tout se fera Benjoin, Encens, Oliban, Myrrhe,
Et sans cesse vers toi, sommet blanc et neigeux,
En Vapeurs montera mon Esprit orageux.

Enfin, pour compléter ton rôle de Marie,
Et pour mêler l'amour avec la barbarie,
Volupté noire ! des sept Péchés capitaux,
Bourreau plein de remords, je ferai sept Couteaux
Bien affilés, et, comme un jongleur insensible,
Prenant le plus profond de ton amour pour cible,
Je les planterai tous dans ton Coeur pantelant,
Dans ton Coeur sanglotant, dans ton Coeur ruisselant !
Extrait de:
Les fleurs du mal (1857)



Et Lamartine ? Tu n'es pas très loin de ce lac que j'aime bien 😸

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le 14 Janvier 2017 à 22:18
revest
revest
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53 ans
11154 messages
Réponse à dutmine2007 qui a dit :
rien qu'un destin......rien qu'un souvenir

Je n'ai pas d'avenir
Je n'ai qu'un destin
Celui de n'être qu'un souvenir
C'est pour demain
Je n'ai rien à croire
Je n'ai pas d'espoir
Je n'ai plus de passion
Je suis en prison




Une remise de peine ?

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le 15 Janvier 2017 à 09:19
rosedessables...
rosedessables1
>> /

46 ans
2277 messages
Là-haut sur le toit même souffle un air magique
Frisant continuellement le flot et les forêts
Un air si rare au milieu des formes tragiques
Harmonieuses par l'intense ciel creusé ;

L'air baigne
Les poumons et le cour et la chair ou douleur
Le chagrin l'espérance et la mélancolie,
L'air revêtu de foin et d'absente chaleur,

Effaçant jusqu'au haines d'un amour _ magique,
Des forêts comme l'orgue aux prologues du vert
Il engendre un grand être
Jouant le vrai théâtre en notre éternité.

__________________________________
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le 15 Janvier 2017 à 22:32
simplyfun
simplyfun
>>

44 ans
21 messages
Les plus beaux, ici , ont été écrit pour So. Cherchez.

Le mangeur de forestines
pour cette blonde de calamine
vole toutes ses voisines
pour ces pauvres rimes

Le mangeur de forestines
pour cette bouche caline
perd sa tête de triste mine
et serine ces quelques lignes

Le mangeur de forestines
a des rêves de sueurs félines
sur la peau des griffes intimes
sur le cou des marques très fines

Le mangeur de forestines
et sa fièvre intestine
étouffe ses rires de mutine
à coups de carabine

Le mangeur de forestines
pour cette échine coquine
se meurt dans son lit de mines
dans ce baroude ultime

Le mangeur de forestines
dit cette mélodie des cimes
sur un air qu'on décline
pour une blonde trop féminine

Le mangeur de forestines
tuera cette blonde sublime
avec ses armes enfantines
avec son amour de fausse victime

Pas si mâle

Message édité 1 fois
(En dernier par simplyfun le 15 Janvier 2017 à 22:39)

le 15 Janvier 2017 à 22:41
simplyfun
simplyfun
>>

44 ans
21 messages
Mieux ?

Opium et party rave
Mon amour je t'aime
Je rêve et je rien


Ta bouche ouverte
Tes lèvres offertes
Ils pensent te connaitre
J'ai pas de peine à être
Dans cette autre fenetre
Tes "tes", tes "ton".
Je caresse nos "on"
Je cherche à tatons
Ton.... le plus abscons


Opium et party rave
So dors et je reve
Je l'aime et je... rien

So. dors, moi je viens
Go mort, moi j'éteinds
Doigts... thé... rien!
Sans devant
Cent suivent le vent
Moi dans ton dos
Jeux, mains, tiens
.. sexe et tes reins

Opium et party rave
Mon amour je t'aime
Je reve et je..rien


J'ai tes cheveux longs
Partout sur nos "on"
Ils m'envieront
Quand ils me verront..
Devenu tout blond ..
Promesses et caresses
Contours et parcours
Libertine et mutine
A Tours dans ses ruelles fines
So se délecte, tactile

Opium et party rave
So, je t'aime
Je vais et j'y tiens

Je mange tes Forestines
Si douces dans ma bouche
Uniques multiver de vers,
Rimes osées, et calines..
So,si caline, moi si pere vert
Qu'ils lisent : je suis blond
et j'aime tes blés cachés.

le 16 Janvier 2017 à 11:29
rosedessables...
rosedessables1
>> /

46 ans
2277 messages
L'un t'éclaire avec son ardeur,
L'autre en toi met son deuil, Nature !
Ce qui dit à l'un : Sépulture !
Dit à l'autre : Vie et splendeur !

Hermès inconnu qui m'assistes
Et qui toujours m'intimidas,
Tu me rends l'égal de Midas,
Le plus triste des alchimistes ;

Par toi je change l'or en fer
Et le paradis en enfer ;
Dans le suaire des nuages

Je découvre un cadavre cher,
Et sur les célestes rivages
Je bâtis de grands sarcophages.
Extrait de:
Les fleurs du mal (1857)

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le 16 Janvier 2017 à 12:03
revest
revest
>> /

53 ans
11154 messages
frais et pâle
tel le souffle d'1 vestale
qu'exhalent
des lèvres en pétales

Prochaine publicité sur le ? 😸 Devinez ! C'est une boisson hautement érotique quand elle effleure les lèvres humides de notre bien aimée. Les gars me comprendront. Bon app !

1faute

Message édité 2 fois
(En dernier par revest le 16 Janvier 2017 à 12:09)

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Les chats sont la preuve que tout n'a pas de but dans la nature 🐾

le 16 Janvier 2017 à 16:04
rosedessables...
rosedessables1
>> /

46 ans
2277 messages
La sottise, l'erreur, le péché, la lésine,
Occupent nos esprits et travaillent nos corps,
Et nous alimentons nos aimables remords,
Comme les mendiants nourrissent leur vermine.

Nos péchés sont têtus, nos repentirs sont lâches ;
Nous nous faisons payer grassement nos aveux,
Et nous rentrons gaiement dans le chemin bourbeux,
Croyant par de vils pleurs laver toutes nos taches.

Sur l'oreiller du mal c'est Satan Trismégiste
Qui berce longuement notre esprit enchanté,
Et le riche métal de notre volonté
Est tout vaporisé par ce savant chimiste.

C'est le Diable qui tient les fils qui nous remuent !
Aux objets répugnants nous trouvons des appas ;
Chaque jour vers l'Enfer nous descendons d'un pas,
Sans horreur, à travers des ténèbres qui puent.

Ainsi qu'un débauché pauvre qui baise et mange
Le sein martyrisé d'une antique catin,
Nous volons au passage un plaisir clandestin
Que nous pressons bien fort comme une vieille orange.

Serré, fourmillant, comme un million d'helminthes,
Dans nos cerveaux ribote un peuple de Démons,
Et, quand nous respirons, la Mort dans nos poumons
Descend, fleuve invisible, avec de sourdes plaintes.

Si le viol, le poison, le poignard, l'incendie,
N'ont pas encor brodé de leurs plaisants dessins
Le canevas banal de nos piteux destins,
C'est que notre âme, hélas ! n'est pas assez hardie.

Mais parmi les chacals, les panthères, les lices,
Les singes, les scorpions, les vautours, les serpents,
Les monstres glapissants, hurlants, grognants, rampants,
Dans la ménagerie infâme de nos vices,

Il en est un plus laid, plus méchant, plus immonde !
Quoiqu'il ne pousse ni grands gestes ni grands cris,
Il ferait volontiers de la terre un débris
Et dans un bâillement avalerait le monde ;

C'est l'Ennui ! - l'oeil chargé d'un pleur involontaire,
Il rêve d'échafauds en fumant son houka.
Tu le connais, lecteur, ce monstre délicat,
- Hypocrite lecteur, - mon semblable, - mon frère !
Extrait de:
Les fleurs du mal (1857)

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