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Top des poèmes - Page 11

Top des poèmes - Page 11

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le 30 Décembre 2006 à 15:31
Seulstice
Seulstice
299 messages
2ème conte à l'époque où j'avais assez d'imagination dans mon ancien jeu de rôle


L’homme au visage peint entre les deux yeux revint sur les lieux de ses premiers contes. Les aléas du temps de ce pays avaient eu raison de sa modeste personne et de sa voix. Quelques offrandes à une divinité de sa religion et beaucoup de repos lui avaient permit de récupérer et de revenir.

Un sourire aux dents blanches comme le Taj Mahal aux lèvres, l’homme de nature enjoué posa son tabouret sur sa place fétiche, et, regardant le ciel puis les personnes présentes, jugea qu’il pouvait commencer.

Approchez, braves gens, approchez. N’ayez pas peur de l’étranger qui se présente à vous. La peur est mère de bien des maux, mais mes mots à moi ne sont qu’innocence et paix. Approchez, braves gens.

Il y a de cela longtemps, braves gens, un peuple vivait sur une contrée magique et très lointaine. Une contrée comme on n’en a plus revue depuis. Elle était vaste et accueillante, nourricière, chaleureuse, pleine d’amour. Les gens y vivaient en paix, chacun faisait sa tâche pour le bien de tous, et tout le monde se respectait se réjouissait d’être un parmi les autres.

Par-delà les mers et terres connues, par-delà le temps, dans un pays rêvé
Vivait un peuple depuis lors disparu, vivait une vie depuis lors tant voulue
Dans un monde où le vice était inconnu, le chaos montra le bout de son nez
Car en son sein chaleureux, cette terre avait nourrit des êtres dépourvus de vertus

Oui, braves gens dit l’homme en saisissant son instrument de musique habituel, petit objet de bois duquel quelques cordes confectionnées en boyaux de mouton faisaient ressortir divers sons, l’histoire est encore une histoire triste. Il était un monde si beau, si accueillant que des êtres se sont damnés pour pouvoir y aller. Un monde si parfait que même le Créateur se refusait d’y demeurer, par peur d’avoir trop de vices.

Par-delà les mers et terres connues, par-delà le temps, dans un pays rêvé
Vivait un peuple depuis lors disparu, vivait une vie depuis lors tant voulue
Le vice entra dans la matrice, terre par trop hospitalière, vie par trop adulée
Dans ce monde, depuis lors désenchanté, nul n’était plus alors le bienvenu

Oui, braves gens, les êtres abjects prirent place dans ce paradis perdu, aux confins de l’univers, bien au-delà des demeures des Dieux. Et les habitants qui demeuraient ici depuis que la première pousse d’herbe avait vue le jour sur cette terre, si bons, prirent sur eux pour les accueillir, offrant leurs services, puis leurs biens, puis leurs vies. Mais la soif de richesse, de reconnaissance, de pouvoirs n’était pas étanchée, et le paradis se mua peu à peu en enfer.

Par-delà les mers et terres connues, par-delà le temps, dans un pays rêvé
Vivait un peuple depuis lors disparu, vivait une vie depuis lors tant voulue
Le Mal se fit de plus en plus grand, et la fleur de vie de ce paradis devint fanée
La bonté, l’insouciance, la gentillesse, la convivialité, autant de qualités disparues

Oui, braves gens, cette terre si accueillante, nourrissant depuis des générations et des générations chacun des habitants comme si ce dernier était le soleil donnant la Vie lui-même, et bien cette terre, braves gens, devint sombre, inhospitalière. La Nature reprit ses droits pour punir à jamais les Hommes d’avoir salit la plus belle création des Dieux. La Terre se fâcha, déchaîna les enfers, détruisant les récoltes, les maisons, enlevant la Vie. La Nature avait donné, et elle avait repris après cette trahison de l’Homme.

Par-delà les mers et terres connues, par-delà le temps, dans un pays rêvé
Vivait un peuple depuis lors disparu, vivait une vie depuis lors tant voulue
En cet instant où la Nature reprenait son dû, les Dieux sur ces faits se sont penchés
Plus magnanimes que la Nature, de leur volonté, l’Homme ne fut pas espèce disparue

Oui, braves gens, les Dieux eux-mêmes vinrent s’interposer à cette longue lutte entre la Nature et l’Homme, car de ces deux êtres de leurs créations l’un ne pouvait exterminer l’autre. Alors, braves gens, les Dieux prirent une décision. Ce paradis redeviendrait ce qu’il était à son origine, et n’accueillerait en son sein que les Hommes ayant fait leurs preuves dans un autre monde, une autre terre. Quant aux Hommes ayant contribué à la dégradation de ce monde où l’imaginaire n’est pas assez puissant pour imaginer sa superbe, les Dieux les condamnèrent à errer dans l’univers, sans vie. Oui, braves gens, ce sont maintenant d’immenses cailloux dérivant dans l’univers, et regrettant pour l’Eternité leur comportement. Quant aux autres, braves gens, les Dieux les récompensèrent, et leur donna pour mission de guider les hommes de cette terre dans leurs vies ; Ces Hommes, braves gens, devinrent des étoiles.

Et dans le ciel, là-haut, vivent nos ancêtres, les Gardiens de la Vie, de l’Eternité
Et la nuit, ils viennent nous apporter leurs conseils, guidant nos pas dans l’adversité
Et depuis le ciel, là-haut, les Gardiens du Souvenir regardent cette terre réputée civilisée
Refaire les mêmes erreurs qu’en ce Temps lointain, passé maudit, âmes à nouveaux égarées.

Oui, braves gens, on racontent que les Gardiens du Royaume Eternel, où la Vie ne cesse de continuer, regardent d’un œil triste et amère cette terre où les errements anciens reprennent le dessus, et où les mots ne sont qu’un moyen de propager ces maux. Alors, braves gens, il ne tient qu’à nous de montrer aux Dieux et aux Gardiens de la Destiné que les Hommes ne sont pas les ennemis des autres Hommes et de la Nature. Approchez, braves gens, serrons nous la main, premier pas de notre Repentance. Un petit pas pour nous, braves gens, mais un grand pas pour l’Humanité.

Message édité 1 fois
(En dernier par Seulstice le 30 Décembre 2006 à 15:32)

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Par la caresse nous sortons de notre enfance mais un seul mot d'amour et c'est notre naissance.
Eluard (Eugène Grindel, dit Paul)

"L'harmonie la plus douce est le son de la voix de celle que l'on aime."
Jean de la Bruyère,

le 20 Janvier 2014 à 10:54
revest
revest
>> /

53 ans
10771 messages
C'est vrai que faire des alexandrins c'est du boulot

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(Membre suspendu)

le 20 Janvier 2014 à 11:24
revest
revest
>> /

53 ans
10771 messages
Réponse à revest qui a dit :
C'est vrai que faire des alexandrins c'est du boulot


Et on retrouve souvent cette forme dans le rap ... J'ai faim

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(Membre suspendu)

le 20 Janvier 2014 à 12:23
revest
revest
>> /

53 ans
10771 messages
La vérité est un miroir tombé de la main de Dieu,et qui s'est brisé.Chacun en ramassa un fragment et dit que toute la vérité s'y trouve.

Amazighiya

grâce à Dieu je suis athée, je trouve cette phrase jolie

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(Membre suspendu)

le 27 Février 2015 à 21:55
revest
revest
>> /

53 ans
10771 messages
1660… nous ne lisons jamais assez ‼️

Poésie de la Marquise de Grignan,
fille de Mme de Sévigné ou l'histoire d'une jeune fille très sage ...

Ah ! vous dirais-je Maman
A quoi nous passons le temps
Avec mon cousin Eugène ?
Sachez que ce phénomène
Nous a inventé un jeu
Auquel nous jouons tous les deux.

Il m'emmène dans le bois
Et me dit: "déshabille-toi ".
Quand je suis nue tout entière,
Il me fait coucher par terre,
Et de peur que je n'aie froid
Il vient se coucher sur moi.

Puis il me dit d'un ton doux :
"Écarte bien tes genoux"
Et la chose va vous faire rire
Il embrasse ma tirelire
Oh ! vous conviendrez Maman
Qu'il a des idées vraiment !

Puis il sort, je ne sais d'où
Un petit animal très doux,
Une espèce de rat sans pattes
Qu'il me donne et que je flatte.
Oh ! le joli petit rat !
D'ailleurs, il vous le montrera.

Et c'est juste à ce moment
Que le jeu commence vraiment.
Eugène prend sa petite bête
Et la fourre dans une cachette
Qu'il a trouvée, le farceur,
Où vous situez mon honneur.

Mais ce petit rat curieux,
Très souvent devient furieux.
Voilà qu'il sort et qu'il rentre
Et qu'il me court dans le ventre.
Mon cousin a bien du mal
A calmer son animal.

Complètement essoufflé,
Il essaye de le rattraper.
Moi je ris à perdre haleine
Devant les efforts d'Eugène.
Si vous étiez là, Maman
Vous ririez pareillement.

Au bout de quelques instants
Le petit rat sort en pleurant.
Alors Eugène qui a la tremblotte
Le remet dans sa redingote.
Et puis tous deux, nous rentrons
Sagement à la maison.

Mon cousin est merveilleux
Il connait des tas de jeux
Demain soir, sur la carpette
Il doit m'apprendre la levrette
Si vraiment c'est amusant
Je vous l'apprendrai en rentrant.

Voici ma chère Maman
Comment je passe mon temps.
Vous voyez je suis très sage.
Je fuis tous les bavardages
Et j'écoute vos leçons :
Je ne parle pas aux garçons.

__________________________________
(Membre suspendu)

le 01 Mars 2015 à 14:46
Hermiod
Hermiod
>>

38 ans
48 messages
Jolie sujet ,étant un peu poète ,en voici un de mon cru :


Je suis née à l'aurore d'une aube nouvelle
là ,ou les jours de lumière s'imposent ,
tuant l'obscurité de la nuit dans un élan pandorien et perpétuel
frais et odorant, tel une foret de pins caressés par un doux zéphyr
signe d'un délicieux jour d'été .

j'existe dans l'entre deux de ce grand commencement ,
La, ou les fantômes ancien s’éclipsent pour laisser place,
à l'illumination, des hommes nouveaux et
leurs permettant d'emprunter les dignes enfants d'épona
sous la bienveillance du fils de Cian et d'Eithne .

c'est alors que mon souffle s'écourte dans un bruit de fin heureuse ,
je vois au loin ,l'orée d'un univers infini
ou siègent les Dieux de mon père et de son père avant lui
Je sais alors que mon existence ne fait que commencer
comme un rêve que je croyais à jamais endormis
,je pars vers l'infini le cœur léger .


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