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Etes-vous pour ou contre le mariage homosexuel? - Page 22

Etes-vous pour ou contre le mariage homosexuel? - Page 22

Index du forum Salon de thé

17|18|19|20|21|22|23|

Auteur Message
le 25 Février 2009 à 22:20
Amarcord
Amarcord
271 messages
Réponse à Patjar qui a dit :
Tes remarques sont pleines de justesse Agnès mais je suis enseignant ou plutôt formateur auprès de Bac +2 à +4 donc des presque adultes et je crois que la période la plus dure est l'enfance où la cruauté et l'imbécilité des autres sont les plus "frappantes"...

Ce ne sera pas évident et cela impliquera une réelle intelligence et vigilance des parents et c'est aussi là qu'est le problème !

PS : S---h si tu veux pas qu'on te cite n'écris pas sur un forum de discussion et je te confirme accepter ton opinion mais ne pas accepter que tu déformes celle des autres


Intelligence et vigilance, face à la cruauté des enfants entre eux, ça me parait très difficile.

__________________________________
Mais où est donc passée Agnès

le 25 Février 2009 à 22:24
Patjar
Patjar
>> /

49 ans
2334 messages
Réponse à AGNES-06 qui a dit :
ok ok je suis plutot de ton avis pour l'intelligence et la vigilance des parents, tu dois y être confronté, car certains parents sont défaillants trop laxistes de nos jours, et puis les enfants entendents leurs parents discuter parfois, ce qui les incitent à dire un peu ce qu'ils pensent être bien parce que c'est les parents qui l'ont dit, enfin je sais pas si je m'explique bien là


si si je te suis bien et c'est vrai que certains jeunes me désespèrent un peu
En plus j'arrive trop tard si j'ose dire et certains d'entre eux ne sont vraiment pas ouverts d'esprit !
Mais les choses évoluent et dans le bon sens mais en France ça prend du temps ! Restons positifs et optimistes

__________________________________
La vie est trop courte ...
pour n'être que virtuelle ...

le 25 Février 2009 à 22:29
Patjar
Patjar
>> /

49 ans
2334 messages
Réponse à Amarcord qui a dit :
Intelligence et vigilance, face à la cruauté des enfants entre eux, ça me parait très difficile.


C'est vrai mais être parent c'est aussi prendre le contrepied de ce qu'ils entendent dans la cour de récré ou à la TV.
Etre parent est un job à plein temps !!

__________________________________
La vie est trop courte ...
pour n'être que virtuelle ...

le 26 Février 2009 à 01:45
JY007
JY007
350 messages
Je suis assez partagé à ce propos car le mariage est avant tout un rite de passage catholique, un sacrement.... donc le fait que des personnes non reconnu par l'Eglise le fasses paraît en un point paradoxal.

Toutefois il est normal que les homosexuels aient le droit d'obtenir les même choses que les hétérosexuel surtout dans un Etat comme le notre.

En bref, ceux qui veulent un bout de papier et une bague, qu'il le fasses et qu'ils en aient le droit.

__________________________________
Un ver ça va, deux vers......Ben manges pas la pomme

le 26 Février 2009 à 07:07
redcarmin
redcarmin
>> /

45 ans
9574 messages
Réponse à JY007 qui a dit :
Je suis assez partagé à ce propos car le mariage est avant tout un rite de passage catholique, un sacrement.... donc le fait que des personnes non reconnu par l'Eglise le fasses paraît en un point paradoxal.

Toutefois il est normal que les homosexuels aient le droit d'obtenir les même choses que les hétérosexuel surtout dans un Etat comme le notre.

En bref, ceux qui veulent un bout de papier et une bague, qu'il le fasses et qu'ils en aient le droit.


Non, le mariage n'est pas avant tout un rite religieux, il n'est pas précisé dans le sujet qu'on aborde le thème du mariage catholique, je ne vois pas pourquoi alors on penserait systématiquement à la religion avant la cérémonie civile !

Et puis je ne pense pas que l'Eglise soit une référence...

Quand on voit certaines de ses positions, ou même lorsqu'on se penche sur son passé peu glorieux...

Mais comme tu le précises bien, il n' y a aucune raison pour marquer de telles différences entre des personnes d'orientation sexuelle différentes.

__________________________________
ta salive sur

la Bouche

elle TE veut

la Muette

Amazone

elle TE veut

Dans son


CIRQUE

le 26 Février 2009 à 07:26
Patjar
Patjar
>> /

49 ans
2334 messages
Réponse à redcarmin qui a dit :
Non, le mariage n'est pas avant tout un rite religieux, il n'est pas précisé dans le sujet qu'on aborde le thème du mariage catholique, je ne vois pas pourquoi alors on penserait systématiquement à la religion avant la cérémonie civile !

Et puis je ne pense pas que l'Eglise soit une référence...

Quand on voit certaines de ses positions, ou même lorsqu'on se penche sur son passé peu glorieux...

Mais comme tu le précises bien, il n' y a aucune raison pour marquer de telles différences entre des personnes d'orientation sexuelle différentes.


Tu as bien raison Red. Le mariage comme contrat est CIVIL, il arrive d'ailleurs pour un couple avant le mariage religieux... Heureusement ! Nous sommes dans un pays laïque qui a séparé l'Eglise et l'Etat en 1904 (c sur c assez récent ).

Même si je suis baptisé catholique et encore pratiquant, l'Eglise n'est pas une référence pour tout ! Loin s'en faut, elle a toujours au moins 100 ans de retard. Je rappelle au passage que l'Etat Français fermait les yeux quand des enfants de moins de 10 ans mourraient au fond de nos mines de charbon au début du 20 ème siècle !!

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La vie est trop courte ...
pour n'être que virtuelle ...

le 26 Février 2009 à 07:27
chloe777
chloe777
>> /

42 ans
41187 messages
Réponse à JY007 qui a dit :
Je suis assez partagé à ce propos car le mariage est avant tout un rite de passage catholique, un sacrement.... donc le fait que des personnes non reconnu par l'Eglise le fasses paraît en un point paradoxal.

Toutefois il est normal que les homosexuels aient le droit d'obtenir les même choses que les hétérosexuel surtout dans un Etat comme le notre.

En bref, ceux qui veulent un bout de papier et une bague, qu'il le fasses et qu'ils en aient le droit.


Et le mariage civil et d'autres confessions?

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le 26 Février 2009 à 07:46
moa
moa
29818 messages
vous avez 5 minutes ?

c'est un pavé je sais , mais utile .


Ethymologie et sens du mot "mariage"
-------------------------------------------------------------------- ------------

Mariage
Le terme "mariage" a une racine latine qui vient du terme mas,maris qui signifie : "mâle", (mot qui concurrence son synonyme latin vir), ainsi l'origine lexicale de l'union de deux êtres était masculine, la nouvelle n'y prenait même éthymologiquement aucune part, son père la mariait à un homme, la tutelle de la femme passait du père au mari. Ainsi maritareou donner en mariage était une action passsive.
Au XIIème siècle, alors que le mariage devient un sacrement, le français intègre la notion active du concept, le "donner en mariage" évolue en "action de (se) marier".
Au XVème siècle, le mariage est lexicalement un état.
Au deux siècles suivants, ce terme ne signifie plus seulement l'union de deux âmes, mais on l'emploie aussi métaphoriquement, exemple : le mariage de deux couleurs, de deux vers... Au XVIIème siècle, il désigne le jour "J" ou la célébration des noces.

Le suffixe "-age" est simple, il s'agit uniquement d'un nom tiré d'une base verbale, comme beaucoup d'autres...

Selon la définition docte du dictionnaire le terme mariage signifie l'union légitime d'un hommme et d'une femme par le lien conjugal, mais on peut emploier les termes suivants :
accord, accordailles, alliance, amadouage, amour, assemblage, association, assortiment, bénédiction, célébration, cérémonie, combinaison, couple, engagement, épousailles, harmonisation, hymen, hyménée, ménage, noces

Il signifie encore, Le bien que les parents donnent à leurs enfants en les mariant, et qu'on appelle dot pour les filles. Elle a eu cent mille francs de mariage, en mariage. Il a donné un très bon mariage à son fils. Sa femme étant morte sans enfant, il doit rapporter le mariage.

Proverbial : un bon mariage payera tout ! , se dit en parlant d'un homme qui a l'espoir de rétablir ses affaires par un mariage avantageux.

Mariage, signifie aussi, la célébration des noces. Être invité, assister à un mariage.




Petite histoire du mariage
-------------------------------------------------------------------- ------------

L'origine du mariage ? Moults historiens se sont penchés sur cette question, mais une donnée demeure : l'amour n'est en rien le ciment de cette pratique transformée très tard en institution, nos ancêtres étaient plus pragmatiques : s'approprier une femme convoitée pour sa beauté, la désirer pour la richesse ou la position sociale de sa famille...

Historiquement, la première forme de mariage apparaît sous l'Empire Romain, elle légalise par le droit une vilaine habitude qui consistait à enlever de manière plus ou moins brutale la femme désirée, enrobée de termes juridiques : elle devient un mariage de fait ou mariage per usum, après un an de cohabitation, cette union est considérée comme valide à moins que l'épouse ne découche trois nuits d'affilée. Puis les mêmes Romains mettront au point trois formes de mariages relativement moins barbares mais où le rapt de l'élue n'est plus de rigueur. Cette dernière, cependant, doit obéir aux désirata de son père :

mariage cum manu (avec la main), le père de famille transmet son autorité filiale au futur mari qui devient alors le tuteur de sa femme.
mariage coemptio le père, dans cette union, opère une transaction commerciale avec son gendre.
mariage confarreatio, celui-ci est réservé à l'aristocratie, et se pratique sine manu, c'est-à-dire sans passage de l'autorité du père au fils, ainsi, l'épouse peut conserver ses droits et ses biens.
Certes la femme n'est plus capturée par son futur mari, mais c'est encore un homme qui choisit sa destinée.
Sous la République (509-31 av. J.-C.), le mariage ne connaît pas de changement notable, mais il traverse une crise importante au cours de l'Empire (27 av. J-C à 476 apr. J-C). Seuls les citoyens romains peuvent convoler en justes noces. Les autres : étrangers, hommes libres ou affranchis ne peuvent légaliser leur union avec une femme de leur classe, et même avec une citoyenne romaine. Ne parlons pas des couples d'esclaves qui ont tout juste droit au contudernium ou "camaraderie de tente"... Cette absence de législation pour tous encourage certains à recourir aux bonnes vieilles habitudes : le rapt. Les laissés-pour compte du mariage reviennent aux manières brutales du concubinage forçé, si bien que celui-ci se perpétue dans la Basse Antiquité chrétienne. Des noms célèbres illustrent ce fait : Saint Augustin " vit quinze ans avec une concubine dont il a un enfant. Lorsqu'il atteint trente ans, ses parents l'obligent à se marier. Il doit répudier sa concubine de rang inférieur. En attendant que sa fiancée officielle atteigne l'âge nubile, Augustin s'empresse de prendre une autre maîtresse". Le pouvoir spirituel ne condamne pas ouvertement ces pratiques, car les exemples sont légion ; au concile de Tolède en 400, l'Eglise affirme : "Celui qui n'a pas de femme, mais qui tient une concubine pour femme peut communier à condition qu'il se contente d'une seule femme, épouse ou concubine".

Charlemagne, empereur d'Occident en 800, a quatre épouses officielles, d'innombrables maîtresses et cinq concubines. Ces dernières sont cependant reconnues et acceptées jusqu'au moment où l'empereur, lassé, les chasse ; leurs enfants ne sont pas des bâtards, même si ils héritent rarement.

Dans l'Europe du haut Moyen Age, l'Eglise qui a renforcé son pouvoir se sent plus concernée par cette institution. Un seul Dieu, une seule église, et donc un seul mariage, elle est moins laxiste, condamne l'inceste et interdit les mariages entre consanguins, si fréquents dans les familles aristocratiques, qui ne veulent pas émietter leurs pouvoirs et leurs terres. En 1059, une encyclique papale en précise l'interdiction par la règle des septs degrés : "Tout homme ayant pris femme dans les limites du septième degré est astreint canoniquement par son évêque à la renvoyer, son refus entraînerait l'excommunication". Si cette sanction peut paraître légère de nos jours, elle était redoutée à l'époque médièvale. Cependant cette juste injonction ne dure guère, et se réduit au système de quatre degrés en 1215 (concile de Latran IV) puis à trois en 1917. La forme de mariage comme nous l'avons aujourd'hui apparait seulement en 1564. Le Moyen-Age n'offrait que peu de possibilités d'union maritale aux cadets des grandes familles, l'aîné était logiquement désigné pour porter le titre et conserver les terres, les enfants puînés "choisissaient" entre le métier des armes et la carrière ecclésiastique, ces circonstances ont donné lieu à une forme d'amour courtois ou chevaleresque, sorte de flirts amoureux entre enfants bien nés où les hommes passaient des épreuves pour pouvoir porter le ruban de leur belle lors des tournois guerriers, déclarer leur flamme par de longs poèmes... Mais tout ceci restait platonique et a donné lieu à un genre littéraire bien particulier.

Au XIIe siècle, l'Eglise introduit le consentement réciproque des époux et inclut le mariage dans la liste des sacrements, elle s'arroge le droit de savoir ce qui est juste et ce qu'il ne faut pas faire. On pourrait qualifier la Renaissance de période romantique, l'amour est à la mode et donc le mariage secret ou officiel, Rabelais puis Montaigne condamnent fortement les jeunes gens "qui se marient derrière le dos de leurs parents". Le royal Henri II en rajoute par son édit qui autorise les pères à déshériter les fils déobéissants qui se sont mariés sans le consentement paternel.

A l'Epoque Moderne, le roi Soleil encourage les unions lucratives par sa réforme fiscale, entre une aristocratie appauvrie (rappelons que les nobles n'avaient pas le droit de travailler) qui cherche à redorer son blason et une frange roturière de la population enrichie par le commerce, par des charges de hauts fonctionnaires... Seul l'aîné peut prétendre au mariage, ses frères et soeurs connaissent des destinées qui les propulsent dans des couvents et autres monastères , ainsi que sur les champs de batailles.

Le changement notable se produit après la Révolution Française, les citoyens peuvent contracter un mariage en présence d'un officier d'état civil. Evidemment, l'autorité papale qui règnait en maître condamne cette nouveauté en 1880.

Les adeptes de l'union libre sont nombreux au début de notre siècle, dans ces années marquées par la crise, la Première Guerre mondiale, la psychanalyse et le surréalisme. Les hommes politiques se sentent concernés au plus haut point par cette institution, Léon Blum écrit un essai Du Mariage où il explique qu'il ne faut se marier "qu'au moment où l'on se sent disposé pour le mariage, quand le désir des changements et des aventures a fait place (...) au goût de la fixité, de l'unité et du repos sentimental". Les enfants, "on les fera plus tard" car " à 20 ans l'enfant déforme les femmes, à 30 ans il les conserve, et je crois bien qu'à 40 ans il les rajeunit." Le flot de la liberté sexuelle submerge 60 ans plus tard l'Europe, avec ses corollaires : liberté et indépendance de la femme, contraception et légalisation de l'avortement qui quelques années plus tôt était la cause de mariage forçé afin d'échapper au dégradant statut de fille-mère. Les années 70 connaissent une chute dans les statistiques du nombre des mariages, chute qui se prolonge jusqu'au début des années 90, le mariage revient à la mode, et la jeune fille rêve de nouveau de sa robe blanche...

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le 26 Février 2009 à 07:50
ATENNIS
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Mariage
Le terme "mariage" a une racine latine qui vient du terme mas,maris qui signifie : "mâle", (mot qui concurrence son synonyme latin vir), ainsi l'origine lexicale de l'union de deux êtres était masculine, la nouvelle n'y prenait même éthymologiquement aucune part, son père la mariait à un homme, la tutelle de la femme passait du père au mari. Ainsi maritareou donner en mariage était une action passsive.
Au XIIème siècle, alors que le mariage devient un sacrement, le français intègre la notion active du concept, le "donner en mariage" évolue en "action de (se) marier".
Au XVème siècle, le mariage est lexicalement un état.
Au deux siècles suivants, ce terme ne signifie plus seulement l'union de deux âmes, mais on l'emploie aussi métaphoriquement, exemple : le mariage de deux couleurs, de deux vers... Au XVIIème siècle, il désigne le jour "J" ou la célébration des noces.

Le suffixe "-age" est simple, il s'agit uniquement d'un nom tiré d'une base verbale, comme beaucoup d'autres...

Selon la définition docte du dictionnaire le terme mariage signifie l'union légitime d'un hommme et d'une femme par le lien conjugal, mais on peut emploier les termes suivants :
accord, accordailles, alliance, amadouage, amour, assemblage, association, assortiment, bénédiction, célébration, cérémonie, combinaison, couple, engagement, épousailles, harmonisation, hymen, hyménée, ménage, noces

Il signifie encore, Le bien que les parents donnent à leurs enfants en les mariant, et qu'on appelle dot pour les filles. Elle a eu cent mille francs de mariage, en mariage. Il a donné un très bon mariage à son fils. Sa femme étant morte sans enfant, il doit rapporter le mariage.

Proverbial : un bon mariage payera tout ! , se dit en parlant d'un homme qui a l'espoir de rétablir ses affaires par un mariage avantageux.

Mariage, signifie aussi, la célébration des noces. Être invité, assister à un mariage.




Petite histoire du mariage
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L'origine du mariage ? Moults historiens se sont penchés sur cette question, mais une donnée demeure : l'amour n'est en rien le ciment de cette pratique transformée très tard en institution, nos ancêtres étaient plus pragmatiques : s'approprier une femme convoitée pour sa beauté, la désirer pour la richesse ou la position sociale de sa famille...

Historiquement, la première forme de mariage apparaît sous l'Empire Romain, elle légalise par le droit une vilaine habitude qui consistait à enlever de manière plus ou moins brutale la femme désirée, enrobée de termes juridiques : elle devient un mariage de fait ou mariage per usum, après un an de cohabitation, cette union est considérée comme valide à moins que l'épouse ne découche trois nuits d'affilée. Puis les mêmes Romains mettront au point trois formes de mariages relativement moins barbares mais où le rapt de l'élue n'est plus de rigueur. Cette dernière, cependant, doit obéir aux désirata de son père :

mariage cum manu (avec la main), le père de famille transmet son autorité filiale au futur mari qui devient alors le tuteur de sa femme.
mariage coemptio le père, dans cette union, opère une transaction commerciale avec son gendre.
mariage confarreatio, celui-ci est réservé à l'aristocratie, et se pratique sine manu, c'est-à-dire sans passage de l'autorité du père au fils, ainsi, l'épouse peut conserver ses droits et ses biens.
Certes la femme n'est plus capturée par son futur mari, mais c'est encore un homme qui choisit sa destinée.
Sous la République (509-31 av. J.-C.), le mariage ne connaît pas de changement notable, mais il traverse une crise importante au cours de l'Empire (27 av. J-C à 476 apr. J-C). Seuls les citoyens romains peuvent convoler en justes noces. Les autres : étrangers, hommes libres ou affranchis ne peuvent légaliser leur union avec une femme de leur classe, et même avec une citoyenne romaine. Ne parlons pas des couples d'esclaves qui ont tout juste droit au contudernium ou "camaraderie de tente"... Cette absence de législation pour tous encourage certains à recourir aux bonnes vieilles habitudes : le rapt. Les laissés-pour compte du mariage reviennent aux manières brutales du concubinage forçé, si bien que celui-ci se perpétue dans la Basse Antiquité chrétienne. Des noms célèbres illustrent ce fait : Saint Augustin " vit quinze ans avec une concubine dont il a un enfant. Lorsqu'il atteint trente ans, ses parents l'obligent à se marier. Il doit répudier sa concubine de rang inférieur. En attendant que sa fiancée officielle atteigne l'âge nubile, Augustin s'empresse de prendre une autre maîtresse". Le pouvoir spirituel ne condamne pas ouvertement ces pratiques, car les exemples sont légion ; au concile de Tolède en 400, l'Eglise affirme : "Celui qui n'a pas de femme, mais qui tient une concubine pour femme peut communier à condition qu'il se contente d'une seule femme, épouse ou concubine".

Charlemagne, empereur d'Occident en 800, a quatre épouses officielles, d'innombrables maîtresses et cinq concubines. Ces dernières sont cependant reconnues et acceptées jusqu'au moment où l'empereur, lassé, les chasse ; leurs enfants ne sont pas des bâtards, même si ils héritent rarement.

Dans l'Europe du haut Moyen Age, l'Eglise qui a renforcé son pouvoir se sent plus concernée par cette institution. Un seul Dieu, une seule église, et donc un seul mariage, elle est moins laxiste, condamne l'inceste et interdit les mariages entre consanguins, si fréquents dans les familles aristocratiques, qui ne veulent pas émietter leurs pouvoirs et leurs terres. En 1059, une encyclique papale en précise l'interdiction par la règle des septs degrés : "Tout homme ayant pris femme dans les limites du septième degré est astreint canoniquement par son évêque à la renvoyer, son refus entraînerait l'excommunication". Si cette sanction peut paraître légère de nos jours, elle était redoutée à l'époque médièvale. Cependant cette juste injonction ne dure guère, et se réduit au système de quatre degrés en 1215 (concile de Latran IV) puis à trois en 1917. La forme de mariage comme nous l'avons aujourd'hui apparait seulement en 1564. Le Moyen-Age n'offrait que peu de possibilités d'union maritale aux cadets des grandes familles, l'aîné était logiquement désigné pour porter le titre et conserver les terres, les enfants puînés "choisissaient" entre le métier des armes et la carrière ecclésiastique, ces circonstances ont donné lieu à une forme d'amour courtois ou chevaleresque, sorte de flirts amoureux entre enfants bien nés où les hommes passaient des épreuves pour pouvoir porter le ruban de leur belle lors des tournois guerriers, déclarer leur flamme par de longs poèmes... Mais tout ceci restait platonique et a donné lieu à un genre littéraire bien particulier.

Au XIIe siècle, l'Eglise introduit le consentement réciproque des époux et inclut le mariage dans la liste des sacrements, elle s'arroge le droit de savoir ce qui est juste et ce qu'il ne faut pas faire. On pourrait qualifier la Renaissance de période romantique, l'amour est à la mode et donc le mariage secret ou officiel, Rabelais puis Montaigne condamnent fortement les jeunes gens "qui se marient derrière le dos de leurs parents". Le royal Henri II en rajoute par son édit qui autorise les pères à déshériter les fils déobéissants qui se sont mariés sans le consentement paternel.

A l'Epoque Moderne, le roi Soleil encourage les unions lucratives par sa réforme fiscale, entre une aristocratie appauvrie (rappelons que les nobles n'avaient pas le droit de travailler) qui cherche à redorer son blason et une frange roturière de la population enrichie par le commerce, par des charges de hauts fonctionnaires... Seul l'aîné peut prétendre au mariage, ses frères et soeurs connaissent des destinées qui les propulsent dans des couvents et autres monastères , ainsi que sur les champs de batailles.

Le changement notable se produit après la Révolution Française, les citoyens peuvent contracter un mariage en présence d'un officier d'état civil. Evidemment, l'autorité papale qui règnait en maître condamne cette nouveauté en 1880.

Les adeptes de l'union libre sont nombreux au début de notre siècle, dans ces années marquées par la crise, la Première Guerre mondiale, la psychanalyse et le surréalisme. Les hommes politiques se sentent concernés au plus haut point par cette institution, Léon Blum écrit un essai Du Mariage où il explique qu'il ne faut se marier "qu'au moment où l'on se sent disposé pour le mariage, quand le désir des changements et des aventures a fait place (...) au goût de la fixité, de l'unité et du repos sentimental". Les enfants, "on les fera plus tard" car " à 20 ans l'enfant déforme les femmes, à 30 ans il les conserve, et je crois bien qu'à 40 ans il les rajeunit." Le flot de la liberté sexuelle submerge 60 ans plus tard l'Europe, avec ses corollaires : liberté et indépendance de la femme, contraception et légalisation de l'avortement qui quelques années plus tôt était la cause de mariage forçé afin d'échapper au dégradant statut de fille-mère. Les années 70 connaissent une chute dans les statistiques du nombre des mariages, chute qui se prolonge jusqu'au début des années 90, le mariage revient à la mode, et la jeune fille rêve de nouveau de sa robe blanche...

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definition du dico
Union légale d'un homme et d'une femme

je prefere le paxe

__________________________________
votez hijara7
elle le mérite

la preuve elle me supporte



le 26 Février 2009 à 07:54
Patjar
Patjar
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49 ans
2334 messages
Réponse à ATENNIS qui a dit :
definition du dico
Union légale d'un homme et d'une femme

je prefere le paxe


Je sais que ç'est le matin Alain mais des jeunes nous lisent !!
PACS :
Le Pacs est un contrat par lequel deux personnes organisent leur vie en commun. Contrairement à une idée répandue, le Pacs n'est pas destiné uniquement aux couples de même sexe.
Le Pacs est valable à compter de l'enregistrement de la convention de Pacs au greffe du Tribunal d'Instance du domicile des partenaires.
Le Pacs ne permet pas de prendre le nom de l'autre partenaire.
Les effets du Pacs sont essentiellement pécuniaires. A noter, toutefois, que depuis le 1r janvier 2007, la mention du Pacs et de l'identité du partenaire est inscrite en marge de l'acte de naissance.

Va prendre un café !!

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le 26 Février 2009 à 07:56
moa
moa
29818 messages
Réponse à ATENNIS qui a dit :
definition du dico
Union légale d'un homme et d'une femme

je prefere le paxe


on a chacun nos affinités par rapport au "sacrement " en tant que tel , et donc on voit bien que le "mariage" évolue encore au travers des siècles .....puisque du fait d'un pax et d'un passage devant le notaire , les paxés peuvent sous certaines conditions léguer leurs biens ...... c'est amusant d'ailleurs de constater qu'on revient aux origines du "mariage" ... c'était une histoire de dot , de biens .... mais on se passe , selon les pays hein :!!!! du consentement du père .

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Appelez moi Elsa , tout simplement ..plus on pédale moins fort .. moins on avance plus vite ./

le 26 Février 2009 à 07:56
ATENNIS
ATENNIS
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72 ans
44634 messages
Réponse à Patjar qui a dit :
Je sais que ç'est le matin Alain mais des jeunes nous lisent !!
PACS :
Le Pacs est un contrat par lequel deux personnes organisent leur vie en commun. Contrairement à une idée répandue, le Pacs n'est pas destiné uniquement aux couples de même sexe.
Le Pacs est valable à compter de l'enregistrement de la convention de Pacs au greffe du Tribunal d'Instance du domicile des partenaires.
Le Pacs ne permet pas de prendre le nom de l'autre partenaire.
Les effets du Pacs sont essentiellement pécuniaires. A noter, toutefois, que depuis le 1r janvier 2007, la mention du Pacs et de l'identité du partenaire est inscrite en marge de l'acte de naissance.

Va prendre un café !!


pour moi c'est plus logique que le mariage
avais oublie l'ortho du pacs

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elle le mérite

la preuve elle me supporte



le 26 Février 2009 à 07:57
moa
moa
29818 messages
Réponse à Patjar qui a dit :
Je sais que ç'est le matin Alain mais des jeunes nous lisent !!
PACS :
Le Pacs est un contrat par lequel deux personnes organisent leur vie en commun. Contrairement à une idée répandue, le Pacs n'est pas destiné uniquement aux couples de même sexe.
Le Pacs est valable à compter de l'enregistrement de la convention de Pacs au greffe du Tribunal d'Instance du domicile des partenaires.
Le Pacs ne permet pas de prendre le nom de l'autre partenaire.
Les effets du Pacs sont essentiellement pécuniaires. A noter, toutefois, que depuis le 1r janvier 2007, la mention du Pacs et de l'identité du partenaire est inscrite en marge de l'acte de naissance.

Va prendre un café !!


autant pour moi , mais avec allusion a pax : paix !!

j'y retourne aussi !!!!!

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le 26 Février 2009 à 08:00
Patjar
Patjar
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49 ans
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Réponse à moa qui a dit :
autant pour moi , mais avec allusion a pax : paix !!

j'y retourne aussi !!!!!


Pax oui et dans le monde cette pax est pas près d'arriver alors qu'au moins sur Proxi on y arrive entre gens de bonne compagnie !!

Allez tournée de café croissants là où vous savez !

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le 26 Février 2009 à 08:47
chloe777
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Réponse à ATENNIS qui a dit :
pour moi c'est plus logique que le mariage
avais oublie l'ortho du pacs


Le pacs protège moins que le mariage, même avec un contrat devant le notaire.

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le 26 Février 2009 à 08:50
Patjar
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Réponse à chloe777 qui a dit :
Le pacs protège moins que le mariage, même avec un contrat devant le notaire.


Peux-tu préciser ou est-ce un peu long ??

PS : j'ai un truc à te dire en privé

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le 26 Février 2009 à 09:34
chloe777
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Réponse à Patjar qui a dit :
Peux-tu préciser ou est-ce un peu long ??

PS : j'ai un truc à te dire en privé


Je peux parler d'un cas précis.

Un couple ayant des enfants chacun de leur coté et qui décide d'acheter un bien immobilier 50/50.
Dans le cas d'un décès de l'un des deux, ils doivent être mariés pour ne pas que la part de l'autre reviennent tout de suite à ses enfants.

En tout cas, c'est ce que j'ai compris mais je demanderai des précisions

PS : je viens 5 min sur msn.

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le 26 Février 2009 à 09:46
poemelou2007
poemelou2007
3830 messages
Réponse à chloe777 qui a dit :
Je peux parler d'un cas précis.

Un couple ayant des enfants chacun de leur coté et qui décide d'acheter un bien immobilier 50/50.
Dans le cas d'un décès de l'un des deux, ils doivent être mariés pour ne pas que la part de l'autre reviennent tout de suite à ses enfants.

En tout cas, c'est ce que j'ai compris mais je demanderai des précisions

PS : je viens 5 min sur msn.


oui je confirme
de meme que c est 50/50
j'ai le cas chez moi
ma soeur a deux enfants et mon bof un
ben en cas de decé c est 50 pour ma soeur et 50 pour mon beau frere qu il y ai un ou cinq enfants

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hier moi
aujourd'hui toi et moi
et demain nous

le 26 Février 2009 à 09:50
candyneige
candyneige
>> /

43 ans
24236 messages
Réponse à poemelou2007 qui a dit :
oui je confirme
de meme que c est 50/50
j'ai le cas chez moi
ma soeur a deux enfants et mon bof un
ben en cas de decé c est 50 pour ma soeur et 50 pour mon beau frere qu il y ai un ou cinq enfants


dans un remariage le cas est le même !
si le couple a un enfant en commun il aura plus que les autres enfants. L'héritage de sa mère et de son père, ça me parait logique.

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Lorsque la franchise sert de tremplin à la bêtise, on se surprend à regretter l'hypocrisie

le 26 Février 2009 à 10:09
chloe777
chloe777
>> /

42 ans
41187 messages
Réponse à poemelou2007 qui a dit :
oui je confirme
de meme que c est 50/50
j'ai le cas chez moi
ma soeur a deux enfants et mon bof un
ben en cas de decé c est 50 pour ma soeur et 50 pour mon beau frere qu il y ai un ou cinq enfants


Ca, ça me semble normal.

Non, le problème, en fait, c'est que si l'un décède, les enfants de l'autre auront la moitié de la maison. Ils peuvent donc l'obliger à vendre la maison par exemple ou lui faire payer un demi-loyer.

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